Lila, Lila, de Martin Suter ***

lilalila

Lorsque David Kern, serveur dans un bistrot branché d’une grande ville, fait l’acquisition chez un brocanteur d’une vieille table de chevet écornée, rien ne lui annonce que sa vie va basculer. Tel va pourtant être le cas: la table de nuit contient, dans un tiroir coincé, le manuscrit d’un roman qu’un mystérieux auteur semble avoir oublié là avant de se suicider.

L’amour d’une jeune cliente du bar pousse David vers la plus folle des aventures, qui le comblera de bonheur. Jusqu’à l’apparition d’un mystérieux personnage, clochard respectueux, alcoolique retenu, qui prend rapidement le contrôle du jeune homme…

Très différent du Suter du mois dernier, celui-ci me mets assez mal à l’aise pendant une partie de la lecture, quand je découvre que le héros s’enfonce dans un scénario impossible, fait de mensonges qui s’enchainent, et dont il ne peut plus sortir par le haut. Mais comment en sortira-t-il donc? On court à travers les pages pour savoir plus vite…

C’est l’histoire de David et Marie. Mon Dieu, faites qu’elle ne se termine pas tristement.

Lila, Lila a été porté au cinéma, en allemand, par Alain Gsponer (2009).

Emprunté à la bibliothèque de Saint-Christol

Allmen et les libellules, de Martin Suter ****

Allmen et les libellules

Johann Friedrich von Allmen, la quarantaine élégante, collectionne les oeuvres d’art. Une occupation devenue dangereuse pour ce dilettante séducteur et raffiné depuis qu’il a dilapidé la fortune familiale et s’est attiré la rancoeur de certains proches, victimes de ses trafics. Il doit se résoudre à se séparer de bon nombre d’oeuvres et s’installe dans la maison du jardinier en compagnie de Carlos, son fidèle majordome guatémaltèque. La chance semble tourner lorsqu’il rencontre Jojo, une belle femme dans la fleur de l’âge. Dans sa demeure, il découvre cinq coupes Art nouveau ornées de libellules, chacune porteuse d’un secret. Il décide aussitôt de s’en emparer, à grand renfort de ruses et de précautions, en espérant régler ses dettes. Reprenant la tradition des duos d’enquêteurs, Martin Suter nous livre ici le premier volume d’une série dont Allmen, gentleman cambrioleur et enquêteur, est le héros.

C’est un language simple, facile à lire, amusant. Je n’éclate pas souvent de rire en lisant un bouquin. Mais les aventures d’Allmen ne sont ni banales ni tristes. Le livre se lit très vite. On le referme en ayant passé un bon moment. Rare. Bien sûr, pour ceux qui peuvent, il vaut mieux le lire en allemand.

Emprunté à la bibliothèque de Saussines