Someone to Watch Over Me, de Yrsa Sigurdardottir ****

Someonetowatchoverme

Ce livre, publié en 2013 et traduit aussitôt en anglais, n’est pas encore listé sur la bi(bli)ographie de Yrsa Sigurdardottir dans le wikipedia français. Autre scandale (de mon point de vue), c’est que deux des quatre premiers romans de cette auteur publiés en français on été traduit… de l’anglais, et non de la version originale islandaise. Bref, Mme Sigurdardottir n’est pas encore considérée, chez nous, comme une des très grande du roman policier d’aujourd’hui. Et c’est une erreur.

En plus d’une intrigue compliquée à souhait (mais pas du tout invraisemblable) et d’une construction qui maintient le suspense jusqu’à la fin, l’ambiance des livres de Sigurdardottir est très spéciale, celui-ci peut-être un peu moins “à la marge” que les autres, les fantômes et le surnaturel n’étant pas complètement absents. Elle touche néanmoins à un monde qui nous est, pour la majorité d’entre nous, très mystérieux: celui des grands handicapés physiques et mentaux. Le héros malgré lui est un jeune homme trisomique, Jakob, accusé d’avoir mis le feu à l’établissement dans lequel il a été placé contre son gré, tuant cinq personnes. Une avocate est chargée d’étudier la possibilité de rouvrir le dossier par un étrange et violent pensionnaire de l’établissement psychiatrique sécurisé dans lequel Jakob est enfermé depuis son procès. Et on découvre peu à peu la vie cachée surprenante de l’établissement qui a brûlé et de tous les personnages qui le fréquentaient, handicapés, visiteurs et employés…