L’art de la joie, de Goliarda Sapienza **

artdelajoieQuelle déception! Après 200 pages, je pensais que ce serait un livre à quatre étoiles. A la moitié, je pensais que l’histoire pouvait s’arrêter là. Puis vint l’enlisement, les répétitions, l’ennui des personnages, et j’ai tourné les cent dernières pages sans les lire.

Roman et romancière encensés, le “chef d’oeuvre” écrit en dix ans par l’une des plus grandes romancières italiennes du XXème siècle, etc. etc.

Ce n’est finalement ni un roman historique (le contexte est totalement secondaire) ni un roman militant (les droits des femmes, la reconnaissance de l’homosexualité, etc. au temps de Mussolini, tout cela vole trop bas)… c’est un roman tourbière ou sables mouvants. On y va allègrement et on se fait avoir parce que cela ne s’envole pas comme on l’avait prédit. Cela s’effondre vers la moitié, puis cela tourne en rond. Jusqu’à la lassitude.

J’oublierai très vite.

 

Emprunté à la médiathèque de Saussines