Sauver Ispahan, de Jean-Christophe Rufin ***

sauver ispahan

Ispahan, 1721. La capitale de la Perse est au faîte de sa splendeur et de son raffinement, mais de lourdes menaces s’accumulent autour d’elle. Jean-Baptiste Poncet a trouvé refuge dans cette ville heureuse où il exerce soit métier d’apothicaire, en compagnie de sa femme Alix et de leurs enfants. Vingt ans ont passé depuis les aventures contées dans L’Abyssin. L’arrivée en ville d’un mystérieux inconnu va rompre la vie paisible de Jean-Baptiste et le précipiter, à la recherche d’un ami menacé, dans un périple aventureux vers le Caucase, les steppes de l’Oural, jusqu’aux redoutables khanats de l’Asie centrale. Pendant ce temps, Ispahan assiégée tente de résister aux coups de ses ennemis afghans. Alix et sa fille Saba prennent une part décisive dans cet événement. Au cours de cet ultime assaut, vont se nouer tous les fils d’une intrigue foisonnante : on retrouve tout au long du livre la vivacité, la tendresse et l’humour qui ont fait le succès de l’Abyssin.

Pas un roman historique. Un roman d’aventure. L’ambiance est intéressante, mais l’histoire un peu trop belle. Donc un bon moment de lecture, sans l’attachement qu’on peu avoir pour une histoire vraie bien racontée (même romancée).

Emprunté à la médiathèque de Saussines

Le collier rouge, de Jean-Christophe Rufin****

collier-rougeJe n’aime pas – pas du tout – trouver un livre, dans ma médiathèque préférée, affublé d’un petit coeur rose sur la couverture sur lequel une main a écrit “coup de coeur!”… Comme si le lecteur ne devait pas se faire sa propre idée et/ou comme si tous les lecteurs devaient approuver ce choix. J’ai massacré un de ces “coups de coeur” plus tôt dans l’année, qui plus est primé par une auguste académie, parce qu’il ne valait pas tripette à côté d’autres romans du même auteur. Bref… je démarre maintenant ma lecture de ces “coups de coeur” avec un à priori défavorable.

Pas du tout justifié dans ce cas-là, et il ne me faut pas longtemps pour m’en apercevoir. Qui peut raconter si bien une si petite histoire? Au sortir de la première guerre mondiale, quand il est encore très loin d’être l’heure de critiquer les héros, un petit soldat décorré de la légion d’honneur se permet de perturber le défilé du 14 juillet en faisant un geste inadmissible pour les autorités. Il est arrêté, et le jeune juge militaire chargé de l’affaire mène sa petite enquête. Pourquoi a-t-il fait cela?

Et quelle est l’histoire de ce chien, autre héros de la petite histoire et du livre, qui passe sa journée dans la cour de la prison, ne s’arrêtant d’aboyer que lorsque le juge est dans la cellule de l’accusé?

Un très court, très bon moment.

Emprunté à la médiathèque de Saussines