La passion secrète de Fjordur, de Jørn Riel ***

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“En 1950, le Danois Jørn Riel s’embarque pour le Groenland. Dès lors naîtront une vingtaine de livres: nouvelles, contes, anecdotes, histoires de trappeurs, seuls et sans femme au vouer de la nuit polaire, dont témoignent notamment La Vierge froide et autres racontars et Safari Arctique. Et ses livres, hymnes au Grand Nord et documents ethnologiques de premier plan tout à la fois, débordent d’humour et de tendresse. Fascinant !” – Christian Bobin, Le Courrier français.

Documents ethnologiques de premier plan !!! Des bobards, oui. Peu importe, on s’amuse bien à lire ces petites histoires excessives dans un monde presque fantastique. Un vent de fraicheur. C’était le dernier de la série, je passe à autre chose et quelques degrés Celsius de plus: retour en Suisse avec Martin Suter.

Un safari arctique, de Jørn Riel ***

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“On n’écrit pas sur les confins de notre monde sans y avoir vécu. De même que Francisco Coloane a sillonné la Terre de Feu en se frottant à tous les métiers, le Danois Jørn Riel s’embarque dans les années 50 pour le nord-est du Groënland. De ce long séjour dans ces déserts arctiques naîtront une vingtaine de livres. Les personnages principaux sont toujours les mêmes trappeurs: Valfred, Mad Madsen, William le Noir… Tout à la fois hâbleurs ou mutiques, farceurs ou philosophes, ils meublent la solitude de la nuit polaire en sirotant un épouvantable tord-boyaux et en idéalisant un être cruellement absent de ces rudes contrées: la femme. Drôles, insolites et pleines de tendresse, ces histoires ont aussi une valeur ethnologique incontestable. Un hymne au Grand Nord, chaleureux à faire fondre la banquise.” – Alexie Lorca, Lire.

Deuxième tome de la trilogie commencée il y a quelques jours. Je vais lire le troisième dans la foulée, sans peine.

La vierge froide et autres racontars, de Jørn Riel ***

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“Cap sur le Groenland avec Jørn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique il a rapporté des anecdotes, des récits, des “racontars”. En un mot, des histoires d’hommes seuls sur une terre glacée ou le soleil, l’hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d’étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d’enfants. Les solitaires s’emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller “se vider” chez un ami. Ces nouvelles de l’Arctique ont le rudesse et le beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, toujours viriles, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l’épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d’abolir le présent et de faire naître des légendes”  – Michème Gazier, Télérama.

Pour une fois la quatrième de couverture suffit à elle-même. Excellent commentaire, rien à ajouter. Un autre monde. Très facile à lire, sans prétention, de l’humour aussi noir que cette nuit qui n’en finit pas.

Prêté par notre amie brésilienne de St Didier