L’Exception, de Audur Ava Olafsdottir **

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Un joli drame raconté avec humour. Onze ans de mariage, deux très beaux jumeaux de deux ans et demie, fille et garçon, et patatras, monsieur quitte madame pour se mettre en ménage avec son meilleur ami. Dans la foulée, madame apprend que monsieur l’a trompé maintes fois au cours de ces onze ans, et toujours avec de beaux mecs.

Ajoutez à cela la voisine du dessous (de l’entresol pour être précis), naine, psychologue spécialisée dans les problèmes de couple, et écrivaine d’histoires policières à ses heures, pour le compte d’autres (c’est donc une nègre islandaise, ça existe!). Et amie de madame chez qui elle entre comme dans un moulin parce qu’elle n’aime pas manger seule. Mais qui donne un coup de main pour garder les enfants aussi s’il le faut vraiment. Parce qu’officiellement elle n’aime pas les enfants.

Au fait, madame et monsieur ont entamé une procédure d’adoption depuis plusieurs années et on apprend que leur attente sera récompensée… alors que monsieur vient tout juste de vider son placard de toutes ses chemises roses, mauves, violettes ou jaunes.

Bref, j’étais parti pour mettre une bonne note. Lu le livre dans la journée. Et puis hier soir, au moment des dernières pages, l’horreur. Le truc que je ne supporte pas. Il n’y a pas de conclusion, pas de fin, rien. Comme si l’auteure avait cherché, cherché, et puis laissé tomber. Elle nous plante avec une page en italique, du style “j’ai un peu réfléchi à la fin…”. Pourtant pas compliqué, non? Madame est super canon nous a-t-on dit depuis le début. L’étudiant d’à côté passe tous les jours avec des fleurs pleines de bave. Il suffit qu’elle sorte un peu et il y aura la queue sur le palier. Ou bien elle se découvre un amour fou pour sa copine de l’entresol. Ou elle entre chez les soeurs et part faire de l’humanitaire au Mozambique en emmenant ses deux petits. Merde, c’est pas compliqué. Qu’est-ce qu’elle nous a fait, la fille d’Olaf?

Emprunté à la médiathèque de Saussines