Mort à la Fenice, de Donna Leon ***

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Les amateurs d’opéra sont réunis à la fenice de Venise où ce soir-là, Wellauer, le célébrissime chef d’orchestre allemand, dirige La Traviata.
La sonnerie annonçant la fin de l’entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place, les musiciens s’installent, les brouhahas cessent, tout le monde attend le retour du maestro. Les minutes passent, le silence devient pesant, Wellauer n’est toujours pas là… il gît dans sa loge, mort. Le commissaire Guido Brunetti, aussitôt dépêché sur les lieux, conclut rapidement à un empoisonnement au cyanure.
Le très respecté musicien avait-il des ennemis ? Dans les coulisses de l’opéra, Guido Brunetti découvre l’envers du décor.

Comme c’est le péplussekuième roman de Donna Leon mentionné sur ce blog, toutes les choses dites auparavant s’appliquent encore. On peut en lire un et le trouver amusant. Si on aime Venise en plus, alors on peut devenir accro, attention danger. Mes lecteurs et lectrices assidues savent que nous sommes allés jusqu’à la Questura par nous-mêmes, pour rencontrer l’inspecteur Brunetti, il y a près de deux ans de cela. Comme il était absent, nous avons filé jusque chez lui de l’autre côté du Rialto. Mais comme les noms de rues à Venise et les numéros d’immeubles sont tout sauf quelque chose de compréhensible pour quelqu’un qui n’est pas né à Venise, nous ne sommes pas tout à fait sûrs d’avoir sonné à la bonne porte. Et nous n’avons pas rencontré Brunetti. Mais ça ne fait rien, il nous amuse toujours autant. Et se ballader dans Venise avec lui, sur les caneaux ou en sautant d’un pont à l’autre, c’est toujours aussi divertissant.

Deux veuves pour un testament, de Donna Leon ***

LeondeuxveuvesAutomne ensoleillé à Venise. Brunetti ferait bien l’école buissonnière. Mais pas de répit pour le commissaire, une vieille dame est retrouvée morte à son domicile. Verdict du légiste: crise cardiaque. Brunetti est sceptique: et si quelque chose leur échappait? La victime, veuve dévouée aux personnes âgées et aux femmes battues, était très secrète. Peut-être trop pour être honnête…

Pas d’action violente, pas de course poursuite dans les rues de Venise, pas de suspense, presque pas d’histoire ou d’intrigue, c’est encore un livre d’ambiance. Et dans le genre, Donna Leon est très forte: on s’y croirait.

Les joyaux du paradis, de Donna Leon **

CVT_Les-Joyaux-du-paradis_1426Donna Leon et Venise sans Guido Brunetti. On apprécie la trattoria entre la bibliothèque et l’appartement, le petit pont, le palazzo, voire le soleil. Mais notre inspecteur préféré nous manque!

Excellent résumé d’une collègue bloggeuse, bigmammy: “En fait, c’est une histoire de savante recherche à travers des textes datant du dix-septième siècle, retrouvés dans deux malles jamais ouvertes depuis lors, convoitées à titre d’héritage par deux grossiers personnages représentés par un mystérieux avocat, très séduisant.
L’héroïne est une belle vénitienne, Caterina, bien dans sa peau de musicologue. Elle nous raconte l’histoire de sa famille, de ses quatre sœurs et en particulier parle avec celle qui, devenue religieuse, va lui prêter main forte dans sa recherche, de sa carrière.
Tout tourne autour de Agostino Steffani (1654 – 1728) et de sa biographie : jeune chanteur à la voix merveilleuse, musicien de génie entré dans les ordres, devenu évêque puis diplomate, il a passé sa vie à essayer de ramener à la religion catholique les princes allemands ayant adopté le protestantisme. C’est cet homme au destin d’exception que la cantatrice Cecila Bartoli a décidé de sortir de l’oubli avec son dernier album « Mission », et ce livre est le fruit de sa collaboration avec Donna Leon.

Rien a ajouter. C’est un petit livre. Vite lu. Vite oublié. Rien de très original.

The Golden Egg, de Donna Leon ***

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Je vais me contenter de reprendre (largement) le commentaire d’un lecteur (une lectrice plutôt) qui correspond complètement à ce que ressent à la fin de ma lecture: le n° 22  des enquêtes du commissaire Brunetti est sans route le plus noir jusqu’ici. Sûrement le plus dérangeant à un niveau personnel – pour Brunetti mutant que pour les lecteurs – parce que le crime implique une cruauté plus choquante que toute description de violence. Brunetti se bat contra les moulins à vent de la corruption dans la police vénitienne et dans route l’Italie moderne,  menant des enquêtes pas ordinaires, en nous promenant dans Venise.  On s’y croirait, au milieu des gens et de leurs habitudes.  Quelques clins d’oeil sur sa vie de famille, comme en opposition à la vie de la famille de la victime.  Peut être un peu moins d’humour que dans les autres romans de la série, mais plus de coeur, plus de ce qui nous touche. Attendez la traduction en français braves gens !

Brunetti et le mauvais augure, de Donna Leon ***

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Venise, un été de canicule. Le commissaire Brunetti ne rêve que de se retirer dans la fraîcheur des montagnes en famille à l’abri des hordes de touristes quand l’inspecteur Vianello lui confie ses soucis : sa tante, une vieille dame crédule, obsédée par les horoscopes, divinations et prédictions en tous genres, retire de grosses sommes d’argent et il soupçonne un gourou peu scrupuleux de lui extorquer des fonds. Brunetti accepte de lui prêter main-forte et leur enquête informelle les conduit chez le mystérieux Stefano Gorini. Mais leurs efforts tournent court quand un greffier est victime de meurtre, anéantissant les espoirs de Brunetti de passer quelques vacances bien méritées…

Les livres de Donna Leon font depuis longtemps l’objet d’une série télévisée allemande qui a commencé à être traduite en français et devrait ajouter encore à la réputation internationale du fameux commissaire italien… dont nous étions aller voir le terrain de jeu au moment du carnaval (photo). Ce n’est pas le meilleur des polars quant à l’intrigue, mais ça se passe à Venise, alors on pardonne beaucoup.

commissariatSanMarco

acheté en livre de poche et en anglais “A Question of Belief”