La reine des morts (A pecadora), de Tess Gerritsen ***

a pecadora

L’abbaye de Greystone, par un hiver glacial. Camille, une jeune novice, est retrouvée sauvagement assassinée dans la chapelle. À côté d’elle, une religieuse entre la vie et la mort… Maura Isles, médecin légiste surnommée ” la Reine des Morts ” par ses collègues, et l’inspecteur Jane Rizzoli sont chargées de l’affaire et découvrent une terrible vérité : la jeune fille venait d’accoucher secrètement d’un petit garçon dont le corps sans vie a été retrouvé au fond d’une mare. De quoi ébranler fortement la petite communauté de religieuses… Plus tard, dans un vieux restaurant désaffecté, un étrange cadavre est retrouvé : les pieds et les mains coupés, le visage arraché, tel un vulgaire masque. Et ce ne sont pas les rats qui ont dépecé cette pauvre femme, d’origine immigrée. Un serial killer sèmerait-il la terreur dans les faubourgs de Boston ? Jane Rizzoli va devoir jongler entre une enquête qui s’annonce difficile et une vie privée quelque peu tourmentée.

Entre deux passages à la médiathèque… la panne sèche. Plus rien à lire. Je me suis donc rabattu sur notre bibliothèque et là, tout en haut d’une pile, un poche sans doute acheté lors de notre passage à Lisbonne, histoire de ne pas oublier complètement le portugais. Je l’ai déjà lu. Et déjà oublié. Donc je m’y replonge. Rizzoli et Isles forment un couple de héros assez sympathiques. Bien sûr, elles sont toutes deux très compétentes, sinon la série ne serait pas déjà arrivée à la douzaine. La reine des morts est le n°3. Un peu glauque, non? Pas seulement parce que l’essentiel se passe dans un couvent de religieuses du quatrième âge vouées à la prière et au silence. Toiles d’araignées. Salles non chauffées. La neige et le froid qui s’infiltrent partout. Et une petite fille qui vit là et s’ennuie. Alors elle observe.

La recette est bonne (vous savez… une dose de suspense, une dose de bonne intrigue policière, une dose de bonnes infos de contexte, une dose de vie sentimentale compliquée, etc.), et donc on ne s’arrête plus quand on l’a commencé, même à la seconde lecture ! Je vais relire du Gerritsen…