Mémoire infidèle, d’Elisabeth George ****

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Un titre vraiment pour moi: je ne me suis pas rappelé, en prenant ce livre sur les rayons de notre médiathèque, que je l’avais déjà lu, en anglais certes, et il y a quelque temps. Mais pour une fois le titre en français respectait l’original (“A Traitor to Memory”). Et le livre est bien présent dans notre bibliothèque et donc dans l’inventaire (Excel) que j’ai créé… pour éviter ce qui vient d’arriver. Mais, bon, je ne me promène pas à la médiathèque avec mon inventaire sous le bras, et surtout: le livre est excellent. Donc j’ai pris grand plaisir à la relire.

Pas loin de 1000 pages quand même, une sacré intrigue, de multiples rebondissements, des personnages sympathiques, récurrents et donc bien ciselés. On ajoute le suspense et la fin inattendue et non dévoilable ici. Et le tout mérite quatre étoiles dans son genre (policier).

Quand Eugénie Davies meurt écrasée dans une rue de Londres – le chauffard ayant pris soin d’achever sa victime en repassant sur le corps en marche arrière -, l’inspecteur Lynley est chargé de l’enquête.
Les suspects sont nombreux. Parmi eux, un certain J.W. Pitchley, nom de code: Langue de Velours, doué d’un penchant certain pour les femmes mûres; Katya Wolff, jadis condamnée à vingt ans de prison pour avoir assassiné la fille de la victime et récemment libérée sous condition; ou encore le major Ted Wiley, libraire amoureux d’eugènie.
Tandis que ses fidèles subordonnés, Barbara Havers et Winston Nkata, suivent ces pistes, l’inspecteur Thomas Linley s’intéresse de près au fils de la victime, Gideon Davies, enfant prodige devenu violoniste virtuose, soudain incapable de tirer la moindre note de son instrument.

Just one evil act, d’Elisabeth George ***

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Le sergent Barbara Havers ne sait plus quoi faire: la fille de son ami Taymullah Azhar a été enlevée par sa mère, et Barbara ne peut rien faire pour aider — Azhar n’a jamais épousé Angelina, et son nom n’apparait même pas sur le certificat de naissance de leur fille Hadiyyah. Il est légalement sans moyen d’intervenir. Azhar et Barbara engagent un détective privé, mais la piste de l’enfant est perdue.

Azhar commence tout juste à accepter l’inacceptable quand Angelina réapparait avec une nouvelle choquante : Hadiyyah a disparu, kidnappée sur une place de marché en Italie. La police italienne mène l’enquête, et Scotland Yard n’intervient pas, jusqu’à ce que Barbara prenne les choses en mains – en mettant sa carrière en danger. 

Comme Barbara et son partenaire, l’inspecteur Thomas Lynley ne tardent pas à le découvrir, l’affaire est beaucoup plus compliquée qu’un enlèvement typique, mettent en lumière des secrets pouvant avoir un impact bien au delà de l’enquête. Avec son emploi et la vie de la petite fille en jeu, Barbara doit décider ce qui est le plus important, et jusqu’où elle est prête à aller dans la voie qu’elle a choisie.

Pas encore traduit en français – mais ça ne saurait tarder – « le 18ème Linley » (la série a commencé en 1988) nous fait d’abord dire qu’avec Elisabeth George, « on en a pour son argent ». Autrement dit, 800 pages, même si on lit vite, que c’est bien écrit, et que l’histoire est intéressante, on en a pour quelques heures ! Après, je ne suis pas un spécialiste d’Elisabeth George – plus de 7 millions d’exemplaires vendus aux Etats-Unis – et je lis que les fans et/ou spécialistes sont pour la plupart déçus… plus de dix mille pages avec les mêmes personnages, cela doit être dur de se renouveler tout en restant dans les rails chers aux puristes. L’histoire de ce 18ème volume est un peu compliquée – si elle ne l’était pas, 300 pages auraient suffi – et quelque peu tirée par les cheveux, surtout pour ce qui est des degrés de liberté que Havers s’octroie avec la discipline policière. Mais bon, je n’ai pas lâché le bouquin une fois commencé parce que les personnages sont sympathiques, l’action et ses rebondissements ne manquent pas, et que c’est franchement plus détendant que de regarder les informations françaises à la télévision.