Les collines d’Aujargues

Jolie randonnée entre pinède et garrigue, entre quatre communes du Gard (Aujargues, Congenies, Aubais et Junas) avec une visite des anciennes carrières de Junas qui servent de cadre chaque été à un Festival de Jazz renommé.

Visorando propose un excellent topo, très détaillé, et tout le chemin est balisé jaune, donc pas moyen de se perdre. Selon Visorando la randonnée est de 17,79 km. On ne donne pas les centimètres et se demande pourquoi. Moi j’avais fait un tour de 16,3 km selon mon podomètre. J’ai corrigé la longueur de mon pas depuis dans les paramètres (70cm par défaut, correspondant à une personne d’1m68). Visorando donne une durée de 5h25, pas 20 ni 30. Je suis parti d’Aujargues à 9h30 et revenu à 14h précises, soit 4H30, dont seulement 3h, 42mn et 44s de marche, le reste étant utilisé pour les photos (ci-dessous) et un pique-nique de luxe, assis sur un banc et à une table en pierre de taille au milieu des carrières.

 

Gorges du Gardon 1: pas mon jour !

Trois mois avant le départ, il est temps de commencer l’entrainement. En fait, au départ, ce n’était pas ça du tout. C’était une gentille ballade, une douzaine de kilomètres au-dessus puis le long du Gardon, en amont de Collias (Gard). J’avais mon topo imprimé (Visorando) dans la poche. Quelle poche ? M… il est tombé. Je suis encore dans le village, je repars en marche arrière, et je le trouve, par terre, entre deux voitures. Je change de poche. Passées les dernières maisons, je grimpe dans la garrigue. Brûlée. Randonneurs ne fumez pas ! Et si vous ne pouvez vraiment pas, mais vraiment pas vous en passer, alors ne jetez pas vos mégots dans la nature. 140 pompiers et pas moins de 13 avions bombardiers d’eau avaient été mobilisés en août dernier pour éviter que ce feu n’atteigne le village. Et 30 hectares étaient partis en fumée. Heureusement que j’avais retrouvé le topo, très détaillé, parce que le balisage, sur les arbres brûlés, avait été totalement effacé sur quelques centaines de mètres. La randonnée serpente dans la garrigue, au-dessus des gorges, avant de descendre sur le Gardon. Il ne s’est pas passé une heure que je cherche le topo… plus de topo. Il a encore sauté de ma poche ! Le chemin est bien balisé (GR et PR) et j’ai suffisamment lu ce topo avant pour continuer tranquille. Je fais quand même un bon kilomètre pour rien dans un chemin qui part à gauche. Pas de balisage, ça ne doit pas être celui-là. J’arrive enfin à un carrefour, avec un panneau de randonnée qui m’indique “La Baume” à droite, à 1,1 km. Je sais que cette Baume est une ruine sur le Gardon, donc c’est tout bon. Quelques centaines de mètres plus loin, je rate une bifurcation, une petite entrée discrète dans le sous-bois, et je continue tout droit jusqu’à une vigne. Carrefour en T. Pas de balisage visible. C’est à droite ou à gauche? Je décide en faveur de la gauche… et je fais le tour de la vigne sans trouver de sortie. Près de deux kilomètres inutiles de plus au compteur. Revenant sur mes pas, je trouve le bon chemin. Grosse descente dans des cailloux, avec quelques passages un peu difficiles mais aménagés (grosses poignées en acier pour se tenir) et j’arrive enfin sur les berges du Gardon. Un bel endroit. Je me trouve un coin sympa pour le pique-nique là où il n’y a que des coins sympas pour le pique-nique. Et je repars. Je croise un couple qui arrive dans l’autre sens. On discute. Ils m’informent que le Gardon recouvre totalement le chemin à un endroit, et qu’ils ont du remonter, passer au-dessus de la falaise, pour pouvoir franchir l’obstacle. J’arrive bientôt à l’endroit. Pas moyen de passer, effectivement. Je repars en arrière, cherchant où monter pour éviter l’obstacle. La végétation est dense et la pente est forte, partout. Je fais un essai. Après une bonne bagarre, souvent à quatre pattes, contre ronces et salsepareilles, je me redresse pour me trouver devant une jolie falaise infranchissable et incontournable ! J’abandonne. Je redescends… pour refaire (presque) toute la randonnée en sens inverse. Mes 12 kilomètres se sont transformés en plus de vingt.

 

Gorges du gardon “1” parce que… je retourne faire la reconnaissance d’une randonnée plus en amont, sur le Gardon, vendredi prochain, randonnée que nous ferons avec tout le club deux jours plus tard, le dimanche 4 février. Un bel endroit, si si.

Le Pic Saint Loup par les crêtes

BAVÉ ! J’en ai bavé. 10 kms. 670m de dénivelé. Rien d’exceptionnel tout ça. Sauf que dans le dénivelé, il y avait de sacrées marches, des passages très très près du vide, et surtout des parties dans le caillou, en montée ou en descente, qui était de l’escalade. Certes, avec beaucoup de prises pour se tenir, mais quand même, nos randonnées pépères ne nous ont pas habituées à ça. Je me suis coincé deux fois la chaussure dans les cailloux, avec toutes les peines du monde pour la ressortir. Je me suis écorché de partout. Au moins je n’ai pas atterri trois fois sur les fesses – pierre qui roule… – comme certain compagnon d’aventure. Mais je rentre cassé de chez cassé, mal au dos, mal aux cuisses, mal aux genoux, je n’ai plus une fois, mais deux fois 35 après tout. Une fois pleuré, reste que cette ballade était superbe. Soleil, ciel clair, des vues extraordinaires, un peu trop de mistral quand même, et plusieurs centaines de personnes qui montent au Pic Saint Loup par la voie normale, personne sur la notre, on apprécie. Beau dimanche. Merci Francis.

Quelques photos:

 

Le circuit de Rabuchon

La randonnée ne fait que 6 kms, parait-il, mais on met plus de trois heures parce que 500m de dénivelé cumulés en forêt tropicale humide, ça use. On trouve le sentier dans la forêt de Rabuchon en passant par Saint Joseph, départ au parking de Coeur Bouliki.

 

Capture d_écran 2017-09-24 à 23.43.27

Les photos:

 

Le bois de Paris

Le saviez-vous ? Paris a son bois de Vincennes et Aspères a son bois de Paris.

Aspère est dans le Gard, ça vous le saviez bien sûr, et compte 523 habitants bipèdes. À en juger par la quantité d’herbicide utilisée dans les oliveraies de la commune (photo ci-dessous), il y a peu de quadrupèdes à poil frisé à ajouter aux 523 aspèrois précités.

Attention, le bois de Paris est sillonné de nombreux chemins balisés! Pour faire cette randonnée, mieux vaut donc prévoir un guide ayant fait une reconnaissance ou connaissant l’usage d’un GPS. Sinon vous raterez surement la grotte (bon, si le guide ne vous avait pas dit, avant, d’apporter une lampe frontale, vous pouvez la rater parce que dans le noir…), le mignon petit pont qui enjambe le ruisseau de Quiquilhan (ah Quiquilhan, ça sent bon la lavande, le thym, le romarin !…), le château de St-Clément, et j’en passe… Bref, vous ferez une randonnée imprévue, pleine de charme, et de cailloux.
– J’ai entendu ! Qui a dit que charme et cailloux ne vont pas ensemble ?
Pour vous faire pardonner vos récriminations vous conclurez que de toutes façons, ce qui compte dans la randonnée, c’est le charme de la compagnie. Et de ce côté là, rien à redire. Non. Vraiment.

Retour au Mas de la Barque

Randonnée en raquettes aujourd’hui, essentiellement sous le soleil, seul le Mont Cassini nous faisant supporter nuages et vent glacial pendant un bref instant. On s’est ensuite un peu perdu pour redescendre sur Bellecoste, atterrissant 200m trop à gauche, mais qu’importe, le hameau est toujours aussi beau. 4h30 et 12kms en raquettes qui en valent bien 18 à pied… l’aventure se termine à la terrasse du café restaurant du Mas, au milieu de la foule, mais toujours sous le soleil.