Le Pic Saint Loup par les crêtes

BAVÉ ! J’en ai bavé. 10 kms. 670m de dénivelé. Rien d’exceptionnel tout ça. Sauf que dans le dénivelé, il y avait de sacrées marches, des passages très très près du vide, et surtout des parties dans le caillou, en montée ou en descente, qui était de l’escalade. Certes, avec beaucoup de prises pour se tenir, mais quand même, nos randonnées pépères ne nous ont pas habituées à ça. Je me suis coincé deux fois la chaussure dans les cailloux, avec toutes les peines du monde pour la ressortir. Je me suis écorché de partout. Au moins je n’ai pas atterri trois fois sur les fesses – pierre qui roule… – comme certain compagnon d’aventure. Mais je rentre cassé de chez cassé, mal au dos, mal aux cuisses, mal aux genoux, je n’ai plus une fois, mais deux fois 35 après tout. Une fois pleuré, reste que cette ballade était superbe. Soleil, ciel clair, des vues extraordinaires, un peu trop de mistral quand même, et plusieurs centaines de personnes qui montent au Pic Saint Loup par la voie normale, personne sur la notre, on apprécie. Beau dimanche. Merci Francis.

Quelques photos:

 

Le circuit de Rabuchon

La randonnée ne fait que 6 kms, parait-il, mais on met plus de trois heures parce que 500m de dénivelé cumulés en forêt tropicale humide, ça use. On trouve le sentier dans la forêt de Rabuchon en passant par Saint Joseph, départ au parking de Coeur Bouliki.

 

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Les photos:

 

Le bois de Paris

Le saviez-vous ? Paris a son bois de Vincennes et Aspères a son bois de Paris.

Aspère est dans le Gard, ça vous le saviez bien sûr, et compte 523 habitants bipèdes. À en juger par la quantité d’herbicide utilisée dans les oliveraies de la commune (photo ci-dessous), il y a peu de quadrupèdes à poil frisé à ajouter aux 523 aspèrois précités.

Attention, le bois de Paris est sillonné de nombreux chemins balisés! Pour faire cette randonnée, mieux vaut donc prévoir un guide ayant fait une reconnaissance ou connaissant l’usage d’un GPS. Sinon vous raterez surement la grotte (bon, si le guide ne vous avait pas dit, avant, d’apporter une lampe frontale, vous pouvez la rater parce que dans le noir…), le mignon petit pont qui enjambe le ruisseau de Quiquilhan (ah Quiquilhan, ça sent bon la lavande, le thym, le romarin !…), le château de St-Clément, et j’en passe… Bref, vous ferez une randonnée imprévue, pleine de charme, et de cailloux.
– J’ai entendu ! Qui a dit que charme et cailloux ne vont pas ensemble ?
Pour vous faire pardonner vos récriminations vous conclurez que de toutes façons, ce qui compte dans la randonnée, c’est le charme de la compagnie. Et de ce côté là, rien à redire. Non. Vraiment.

Retour au Mas de la Barque

Randonnée en raquettes aujourd’hui, essentiellement sous le soleil, seul le Mont Cassini nous faisant supporter nuages et vent glacial pendant un bref instant. On s’est ensuite un peu perdu pour redescendre sur Bellecoste, atterrissant 200m trop à gauche, mais qu’importe, le hameau est toujours aussi beau. 4h30 et 12kms en raquettes qui en valent bien 18 à pied… l’aventure se termine à la terrasse du café restaurant du Mas, au milieu de la foule, mais toujours sous le soleil.

Les sentiers de la Gardiole

On anticipe les randos du prochain trimestre par une reconnaissance dans le massif de la Gardiole, au nord de Frontignan. Des vues à couper le souffle un beau jour de mistral avec un ciel bleu-bleu-bleu. De Port-Camargue d’un côté, jusqu’au Mont Saint-Loup (Agde) de l’autre, avec les vignes de muscat et les étangs au premier plan… magnifique. On s’intéresse, bien sûr, à la belle ruine de l’endroit, l’abbaye Saint-Felix de Montceau, abbaye bénédictine du XIème siècle, avec des ajouts les siècles suivants, dont une célèbre “enfermerie” que des rénovateurs/restaurateurs mal inspirés ont appelé “infirmerie”. Où a-t-on vu une infirmerie au moyen-âge??? L’enfermerie était destinée à enfermer celles des abesses qui se livraient à des débauches que la morale papale réprouve. Mais comme les abesses étaient des dames de la noblesse dont certaines étaient sans doute placées là à l’insu de leur plein gré, on ne saurait leur tenir rigueur de vouloir danser quelques soirs pour égailler une vie autrement limitée à la contemplation. Nous, nous avons contemplé la vue côté sud et marché plus vite vite côté nord (en fin de parcours) tant le mistral se faisait sentir… à devoir crier pour s’entendre bien que marchant côte à côte.

Photos

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Face nord, en s’éloignant de l’abbaye.
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16kms, 5h de marche (assez rapide), >500m de dénivelé (on monte et on descend sans cesse)… une rando difficile mais avec de bien jolies vues.
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Retour à l’abbaye, avec l’étang de Thau et ses parcs à huîtres à l’horizon.
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L’abbaye Saint-Felix de Montceau (visites guidées le lundi).

Assas

C’était en des temps très lointains et heureusement révolus, où les compétences importaient peu pour occuper un siège de ministre. Et donc un de ceux-ci pouvait, sans faire rire, passer d’un jour à l’autre de l’agriculture à la culture. Raymond Devos était l’homme idéal pour mettre une telle nouvelle en musique. Il arrivait sur scène conduisant une petit tracteur, pout pout pout, arrêtait l’engin, se tournait vers les spectateurs pour annoncer de sa voix forte “et maintenant, je vais passer de l’agriculture à la culture”… il faisait alors pivoter le siège du tracteur pour se retrouver face à la remorque sur laquelle se trouvait sa harpe, et il nous régalait d’un morceau. Avec le même bonheur, les joyeux randonneurs Saussinois du dimanche sont passés aujourd’hui de l’agriculture – amandiers en fleurs, chênes truffiers, vignes, prairies traversées d’un bon pas (le chemin était plat) – à la culture, avec la visite, en fin de parcours, du chateau d’Assas et sa collection de claviers, dont le très fameux clavecin du XVIIIème siècle, dont certains disent qu’il est hanté par le souvenir de Scott Ross. Un grand merci à Madame Demangel qui nous a fait visiter les lieux et au professeur de musique de Montpellier, dont je n’ai pas entendu le nom, qui nous a si gentiment expliqué le fonctionnement du bel instrument et nous a interprété quelques unes des variations Goldberg de Jean Sebastien Bach.

Photos:

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C’est une randonnée… de printemps.
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… qui nous conduit à Saint Vincent de Barbeyrargues, où nous visitons l’église romane du XIIème siècle, et admirons la vue.
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Bon… la vue… il y en a dans le groupe qui ont autre chose à faire que d’admirer la vue…
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Tiens, les sangliers sont passés avant nous !
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de retour à Assas d’où nous étions partis. A droite l’église, ancienne chapelle du chateau.
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Les randonneurs du dimanche marchent trop vite… on doit donc attendre l’arrivée de Madame Demangel.
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J’en profite pour faire une photo d’une des tours médiévales du village.
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et on entre dans les lieux. Ici la salle qui sert pour les petits concerts, tapissées… de toiles peintes représentant les “sciences”.
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“LE” clavecin.
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… avant notre mini concert, offert pas ce professeur de musique de Montpellier, quelques explications.
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Madame Demangel, ravie de recevoir des visiteurs ravis de l’écouter, nous raconte l’histoire de son chateau.
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Ce qui suit est en hommage à Scott Ross…
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arrivé à 18 ans, et quand il ne jouait pas sur le clavecin…
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S. Ross et le fameux clavecin sur lequel il joua 556 sonates de Scarlatti (qui n’en a écrit que 555) sans que personne n’y trouve à redire.
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couverture de CD…
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Couperin, Rameau, Bach, Händel, Scarlatti…