L’art de la joie, de Goliarda Sapienza **

artdelajoieQuelle déception! Après 200 pages, je pensais que ce serait un livre à quatre étoiles. A la moitié, je pensais que l’histoire pouvait s’arrêter là. Puis vint l’enlisement, les répétitions, l’ennui des personnages, et j’ai tourné les cent dernières pages sans les lire.

Roman et romancière encensés, le “chef d’oeuvre” écrit en dix ans par l’une des plus grandes romancières italiennes du XXème siècle, etc. etc.

Ce n’est finalement ni un roman historique (le contexte est totalement secondaire) ni un roman militant (les droits des femmes, la reconnaissance de l’homosexualité, etc. au temps de Mussolini, tout cela vole trop bas)… c’est un roman tourbière ou sables mouvants. On y va allègrement et on se fait avoir parce que cela ne s’envole pas comme on l’avait prédit. Cela s’effondre vers la moitié, puis cela tourne en rond. Jusqu’à la lassitude.

J’oublierai très vite.

 

Emprunté à la médiathèque de Saussines

 

La femme aux fleurs de papier, de Donato Carrisi ***

aacarrisiLa nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.

 Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, un soldat italien est fait prisonnier. A moins qu’il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l’aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n’a qu’une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l’interrogatoire. Sa vie, décrète-t-il, tient non pas à une, mais à trois questions :

« Qui suis-je ?
Qui est Guzman ?
Et qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? »

De cet instant se noue entre les deux ennemis une alliance étrange autour d’un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort.

Auteur de polars et thrillers à succès (que j’ignorais), Donato Carrisi montre ici un réel talent de conteur. Quand un écrivain change de genre, c’est souvent une grande déception (voire une catastrophe, comme pour Agatha Christie), et quelquefois, mais rarement, une très agréalble surprise (Ken Follett). Comme je ne connaissais pas les thrillers/polars de Carrisi, je n’ai pas été troublé. Et ce qu’il fait ici est assez bon pour que j’ai envie d’aller voir plus loin dans son œuvre.

Emprunté à la médiathèque de Saussines