Chemin de Compostelle, étape n°25

Avec un jour de retard… on est entré en Galice, et internet était déficient.

Résumé de cette 25èmeétape, version courte : 30 km de goudron, 30 km sous une pluie battante, je croyais avoir déjà fait l’étape la plus difficile. Officiellement, je devais faire près de 28 km, mais à la pause petit déjeuner j’ai discuté avec un « habitué » espagnol, déjà croisé les jours précédent, qui m’a affirmé que le « chemin », aujourd’hui, n’était ni pour les cyclistes ni pour les chariots. Il fallait rester sur la petite route. Trop de gros cailloux, de « marches », de passages étroits. Comme depuis le départ je marchais déjà le long de la route, j’allais donc faire toute ma journée sur le goudron. Et comme contrairement au chemin, le goudron monte en lacets, le compteur kilométrique indique un chiffre plus élevé à l’arrivée que si j’étais resté sur le chemin. CQFD. Pas très grave côté paysages, puisqu’il pleuvait depuis le départ et que sur cette portion finale « à options » on était carrément dans le nuage, visibilité limitée à quelques mètres devant. La photo de paysage ci-dessous a été prise vers 17h, comme celles des pallozas, ces maisons en pierres massives avec un toit de paille bas dans lesquelles vivaient hommes et animaux. O Cebreiro, à 1300m d’altitude, est aujourd’hui un village-musée. Et j’étais content de trouver un feu dans la cheminée en arrivant au bar de mon « hôtel ».

L’église d’O Cebreiro est la plus ancienne de tout le chemin de Compostelle. Elle date du 9ème siècle. Elle est petite, simple, peu décorée, voire austère. La légende veut que s’y soit produit un miracle vers 1300. Un paysan du coin ayant bravé la tempête de neige pour parvenir jusque là assister à la messe, le religieux en charge se serait moqué de lui en disant “quel idiot, sortir par un temps pareil pour voir un morceau de pain (l’hostie) et un peu de vin”. À l’instant même, cette hostie et ce vin se serait transformés en viande et en sang. Les deux sont aujourd’hui exposés (photo) dans la chapelle du miracle, dans deux fioles en verre offertes par la reine Isabelle en 1486 lors de son pèlerinage à St Jacques.

Demain, étape plus facile (>21 km) mais je devrais encore marcher un peu sur goudron en raison de zones « délicates » sur les hauteurs. La ville étape, Triacastela, n’est plus qu’à 660m au-dessus des vagues.

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