Chemin de Compostelle, deuxième pause

Logroño. Deux heures de ballade ce matin dans le centre-ville. Les berges de l’Ebre. La maison des sciences. Rues étroites et ombragées. Je suis impressionné par les nombreuses maisons qui ont des balcons fermés qui avancent sur la rue. Je croise mon jeune anglais encore une fois ! Ce sera la dernière, il retourne chez lui demain. Un autre pèlerin m’interroge comme si j’étais du coin : il cherche désespérement un opticien, me montrant ses lunettes cassées lors de l’étape de la veille… Je pense que j’ai une paire de rechange dans mon gros sac (cette fois). Je croise un nouveau chariot, le modèle à une seule roue, vu sur internet. Pas pratique du tout : le pèlerin doit le tenir à deux mains, dans le dos, et ne peut donc pas s’aider des bâtons. Tiens, ça me suggère un premier bilan du matériel emporté :

Revue du matériel, donc.

Le chariot. Tel que livré, la structure est fixée par des boulons bloquant qui ne résistent pas aux trépidations sur les cailloux. Les deux tests réalisés avant le départ me les avaient fait remplacer par des vis papillons associées à des rondelles-frein. Résultat : aucun papillon ne s’est envolé depuis le départ. J’ai perdu une roue, certes, sans doute mal serrée. Ma faute. Plus de problème depuis Pampelune. Je vérifie avant chaque départ et après un passage difficile. Le chariot enlève du poids sur le dos, mais il en rajoute sur les genoux, à la montée comme à la descente où il me pousse.

Les bâtons deviennent alors l’équipement le plus important. Il y a des pentes raides où je n’aurais pas réussi à tirer mon sac sans eux. Et en descente, ils m’empêchent d’être emporté, même si je fais des petits pas en avançant doucement. La pente est parfois bien raide.

Les chaussures. Après trois jours de chaussures hautes elles sont parties dans mon sac, remplacées par les basses. Si celles-ci sont mortes avant la fin, pas d’inquiétude, les locaux, très opportunistes, ayant ouvert des magasins de sport tout au long du chemin.

Le sac. Un petit dans le dos, avec ma deuxième paire de chaussures, le nécessaire pour la pluie et deux-trois trucs à grignoter. Léger. Celui du chariot est assez lourd (je le vois quand il faut monter un escalier à l’hôtel). J’apprécie les sacs plastiques de rangement sous vide pour le linge.

Et le bonhomme. À peine plus mal qu’au retour d’une de nos randonnées du dimanche. Ça coince un peu dans les rouages à l’arrivée, mais une douche bien chaude, la petite sieste de l’après-midi et surtout une bonne nuit de sommeil remettent les compteurs à zéro tous les matins. Je touche du bois.

Demain, 29 km.

Photos:

Et le jeu de l’oie géant, sur la place, qui sait encore comment ça marche ?

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