Chemin de Compostelle, étape n°7

Long. Près de 28km selon les uns, 29 selon les autres, 30 selon mes pieds. Blague à part, ils vont bien, ces pieds. Et les genoux aussi, dès qu’on leur dit que c’est fini pour la journée. Le chemin était de “qualité charriot” aujourd’hui, c’est à dire sans marche ni gros cailloux. Même un peu trop de goudron par endroits pour mon goût. Ce que les pieds n’aiment pas. Et on ne peut pas ignorer qu’on rentre dans la région de La Rioja: des vignes partout. Hors les cultures, c’est la garrigue, comme chez nous. Il y a même des capitelles! J’ai fait une photo spécialement à l’intention du Docteur es-capitelles de Saussines… et terminé mon chemin en compagnie de Julian. Dominicain (non, pas tondu et en soutane… un dominicain de Saint Domingue).  Il m’a dit qu’il avait cinq enfants. Pour ajouter aussitôt “mais ma femme est enceinte du sixième”. Et puis il a rigolé. “Quand elle l’a appris, elle m’a acheté un sac à dos ! C’est pour ton anniversaire, m’a-t-elle dit, 50 ans en décembre prochain… tu peux partir en pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle, tout de suite !”

Hier soir au diner j’ai retrouvé mon jeune anglais de Zubiri. Il va s’arrêter à Logroño. Son temps de congés expire. Mais il dit qu’il reviendra en octobre pour continuer à partir de là. Pendant que je mangeais à côté, un serveur est venu m’apporter un téléphone: “Ives? C’est pour vous !” Eh oui, c’est ça la gloire, je suis perdu dans un petit village de Navarre et le garçon du café vient m’apporter un téléphone: “On vous appelle de Washington, c’est votre ami Donald !” Non. C’était le patron de ma “pension” qui venait de découvrir que deux de ses clients irlandais ne ressemblaient pas trop à un couple mais plutôt à deux rugbymen en pèlerinage, peu enclins à dormir ensemble dans “una cama matrimonial”. Est-ce que je voulais bien changer de chambre et leur laisser la mienne, plus petite, mais avec deux lits séparés? Of course ! Je les ai croisé ce matin, ces irlandais, et je leur ai dit que c’était grâce à moi s’ils n’avaient pas du dormir ensemble. Ils voulaient déjà m’offrir une bière à leur première pause. Mais moi, à 9 heures du matin…

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