Chemin de Compostelle, étape n°5

Puente la Reina à Estella. 21,6 km. Entre 350 et 500m, avec une seule grosse côte, peu avant Mañeru. Chacun fait son chemin. En groupe, en couple, seul. Beaucoup (la majorité?) sans bagage, ne portant qu’un sac à dos avec le nécessaire pour la journée, leur valise les suivant d’hébergement en hébergement. La plupart de ceux-là viennent de loin. La plupart des autochtones portent leur sac, sur le dos ou sur leur vélo. Je n’ai encore rencontré personne avec un charriot, et je continue de répondre à des interviews à chaque endroit où les gens s’arrêtent. Aujourd’hui le chemin serpentait entre les terres agricoles. Beaucoup de blé. Quelques vignes et de petites oliveraies. C’est gentiment vallonné. Et c’est un paysage apaisant. Ce qui m’a frappé ce matin, c’est le nombre de personnes ayant des difficultés, de pied ou de genou. J’ai eu de la peine pour ce québécois, qui m’avait doublé en montant vers Mañeru, et que j’ai redoublé dans la descente ensuite, tant il peinait sur cette portion. Plus encore pour cette jeune espagnole, dont le pansement posé sur le genou l’empêchait carrément de plier la jambe. Ses amis l’attendaient patiemment. Et puis un peu partout on rencontre des gens assis au bord du chemin, pieds nus, occupés à se panser. Je touche du bois. J’ai bien mes tout petits soucis, mais vraiment rien de grave jusqu’ici.

Et on vient de dépasser la marque des 100 km depuis le départ.

 

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