Gorges du Gardon 1: pas mon jour !

Trois mois avant le départ, il est temps de commencer l’entrainement. En fait, au départ, ce n’était pas ça du tout. C’était une gentille ballade, une douzaine de kilomètres au-dessus puis le long du Gardon, en amont de Collias (Gard). J’avais mon topo imprimé (Visorando) dans la poche. Quelle poche ? M… il est tombé. Je suis encore dans le village, je repars en marche arrière, et je le trouve, par terre, entre deux voitures. Je change de poche. Passées les dernières maisons, je grimpe dans la garrigue. Brûlée. Randonneurs ne fumez pas ! Et si vous ne pouvez vraiment pas, mais vraiment pas vous en passer, alors ne jetez pas vos mégots dans la nature. 140 pompiers et pas moins de 13 avions bombardiers d’eau avaient été mobilisés en août dernier pour éviter que ce feu n’atteigne le village. Et 30 hectares étaient partis en fumée. Heureusement que j’avais retrouvé le topo, très détaillé, parce que le balisage, sur les arbres brûlés, avait été totalement effacé sur quelques centaines de mètres. La randonnée serpente dans la garrigue, au-dessus des gorges, avant de descendre sur le Gardon. Il ne s’est pas passé une heure que je cherche le topo… plus de topo. Il a encore sauté de ma poche ! Le chemin est bien balisé (GR et PR) et j’ai suffisamment lu ce topo avant pour continuer tranquille. Je fais quand même un bon kilomètre pour rien dans un chemin qui part à gauche. Pas de balisage, ça ne doit pas être celui-là. J’arrive enfin à un carrefour, avec un panneau de randonnée qui m’indique “La Baume” à droite, à 1,1 km. Je sais que cette Baume est une ruine sur le Gardon, donc c’est tout bon. Quelques centaines de mètres plus loin, je rate une bifurcation, une petite entrée discrète dans le sous-bois, et je continue tout droit jusqu’à une vigne. Carrefour en T. Pas de balisage visible. C’est à droite ou à gauche? Je décide en faveur de la gauche… et je fais le tour de la vigne sans trouver de sortie. Près de deux kilomètres inutiles de plus au compteur. Revenant sur mes pas, je trouve le bon chemin. Grosse descente dans des cailloux, avec quelques passages un peu difficiles mais aménagés (grosses poignées en acier pour se tenir) et j’arrive enfin sur les berges du Gardon. Un bel endroit. Je me trouve un coin sympa pour le pique-nique là où il n’y a que des coins sympas pour le pique-nique. Et je repars. Je croise un couple qui arrive dans l’autre sens. On discute. Ils m’informent que le Gardon recouvre totalement le chemin à un endroit, et qu’ils ont du remonter, passer au-dessus de la falaise, pour pouvoir franchir l’obstacle. J’arrive bientôt à l’endroit. Pas moyen de passer, effectivement. Je repars en arrière, cherchant où monter pour éviter l’obstacle. La végétation est dense et la pente est forte, partout. Je fais un essai. Après une bonne bagarre, souvent à quatre pattes, contre ronces et salsepareilles, je me redresse pour me trouver devant une jolie falaise infranchissable et incontournable ! J’abandonne. Je redescends… pour refaire (presque) toute la randonnée en sens inverse. Mes 12 kilomètres se sont transformés en plus de vingt.

 

Gorges du gardon “1” parce que… je retourne faire la reconnaissance d’une randonnée plus en amont, sur le Gardon, vendredi prochain, randonnée que nous ferons avec tout le club deux jours plus tard, le dimanche 4 février. Un bel endroit, si si.

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