Seule contre la loi, de William Wilkie Collins ****

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Le lendemain de ses noces avec Eustace Woodville, la jeune Valeria découvre qu’elle a épousé un homme dont le vrai nom est Macallan.
Cette découverte pique sa curiosité. Contre l’avis de tous, et bientôt en opposition violente avec tous ou presque, elle va s’employer, dans une angoissante solitude, à lever l’un après l’autre les masques supposés protéger une société (celle du meilleur monde) qui n’existe dirait-on que pour dissimuler ses propres turpitudes – assassinat, chantage, extorsion -, la Loi elle-même n’étant destinée, à fort peu près, qu’à fournir à cette société des alibis sur mesure. 
On comprend ici, comme jamais peut-être, les raisons de l’admiration conjointe de Borges et de Hitchcock pour Collins : l’enquête de l’intraitable Valeria (qui n’est elle-même qu’un alibi littéraire) est avant tout pour le lecteur l’occasion de s’égarer quatre cents pages durant dans un labyrinthe aux mille miroirs trompeurs.

Un policier écrit en … 1875 ! Surprenant, décoiffant, inclassable. Et inlachable surtout, jusqu’à la dernière page. Il faut se rappeler que Collins est un homme, que sa détective est une femme qui a toutes les qualités qu’une femme de son époque ne peut pas ou ne doit pas avoir, puisqu’on vous parle d’un temps où… la place des femmes était au salon ou à la cuisine, selon leurs origines et leur bonne ou mauvaise fortune. Pas étonnant que Collins soit considéré comme le père du roman policier anglais. Impressionnante lecture !

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