Black Water Lilies (Nymphéas noirs), de Michel Bussi ****

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“Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir… “

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps. Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.

Ma chère épouse, qui voyage beaucoup entre la Suisse et la France et bouquine dans le train, essentiellement des livres en anglais, avait trouvé une quatrième de couv intéressante dans sa librairie préférée et acheté le livre d’un certain Bussi… avant de s’apercevoir, mais un peu tard, qu’elle venait d’acheter un roman français traduit en anglais. So what? Les Black Water Lilies sont aussi un très bon bouquin dans la langue de Shakespeare. Un roman policier, français donc, où, pour une fois, l’auteur est bien documenté. J’ai déjà parlé plusieurs fois de ces pages de remerciements à la fin des bouquins. des pages et des pages quand l’auteur est anglo-saxon. Pas seulement parce que les anglo-saxons sont plus polis que les français. Parce qu’ils ont, effectivement, beaucoup de monde à remercier. Parce qu’ils se documentent avant d’écrire sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. Au contraire de la vaste majorité des écrivains hexagonaux.  C’est dit, na. Qui donc ne remercient personne. Bref, Giverny, l’impressionnisme, Monet, Bussi a bien étudié et du coup son roman tient la route, même si l’intrigue est quelque peu compliquée. On y est, on s’y croit, on voit des nymphéas partout. Et on ne sait plus lâcher le bouquin. Jusqu’à la fin. Inattendue.

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