La corniche de l’Hortus (3ème)

C’est en effet la troisième fois que je suis la corniche tout en haut de la falaise de l’Hortus. Preuve que c’est un magnifique parcours qui vaut bien d’y revenir. Surtout au  printemps. Asphodèles, iris sauvages abondent. Thym et romarin sont en fleurs. Comme beaucoup d’autres espèces. C’est un endroit trop chaud en été, parfait en ce moment. Plusieurs voies sont proposées par les sites de randonnée. Visorando propose une ballade de 10,5 kms qui part d’assez haut (il faudra y remonter en fin de parcours), suit la corniche d’est en ouest, jusqu’au château de Vivioures, puis revient par une piste forestière… presque jusqu’au point de départ. Le passage de cette piste au chemin emprunté à l’aller nous a posé problème, la faute à un tracé GPS inexact, mais aussitôt corrigé. On chemine quelquefois très près du vide. Attention exigée. Les points de vue sur le Pic St Loup, juste en face, sont magnifiques. Un peu de brume aujourd’hui. On devinait les étangs au sud, et le bord de mer…

Une place à prendre, de J.K. Rowling ***

aa casual vacancy

Imaginez deux communes adjacentes, une qui a poussé comme une boite de pleurotes “prêtes à pousser”, Yarvil, et l’autre, juste à côté, qui est restée le petit village de caractère qui entend bien le rester, Pagford. Magouille de politiques (si, ça existe!) ou hasard de l’histoire, la commune devenue petite ville a besoin de s’étendre et obtient la permission de construire un nouveau lotissement de logements sociaux sur un terrain inoccupé de la commune rurale. C’est le quartier qu’on ne veut pas voir quand on est un “bien pensant” de Pagford. De même qu’on aimerait bien se débarrasser, c’est à dire vendre à bon prix, un immeuble qui appartient à la commune et situé dans Yarvil. Il est loué à une  association qui soigne les drogués et le bail arrive à l’heure du renouvellement. C’est le moment. Oui, mais c’est aussi le moment que Barry Fairbrother, un membre éminent et réputé du conseil local, choisit pour passer de vie à trépas, victime d’une hémorragie cérébrale. Le jour où il s’apprêtait à célébrer son anniversaire de mariage.

Le conseil local en question se trouve déséquilibré par cette mort subite, et ceux qui veulent se débarrasser du quartier malfamé en même temps que de la clinique pour drogués pourraient bien se trouver majoritaires s’ils parviennent à faire élire l’homme de leur choix à la place laissée vacante par le défunt.

Tout cela se passe en Angleterre, et c’est une histoire d’une telle banalité, anglaise de surcroît, que nos valeureux critiques franchouillards ont démonté l’ouvrage, le décrivant comme nul et sans intérêt. Le public a suivi. Un avis posté sur un site de vente en ligne contient ce très beau résumé, relatif aux personnages du roman: “impossible d’éprouver une quelconque forme d’empathie pour ces esprits étriqués, centrés sur leur propre intérêt”.

Ciel, c’est donc qu’un village anglais peut ressembler, à s’y méprendre, à un petit village gaulois !

Combien de fois, en cours de lecture, me suis-je dit: “on pourrait transposer aisément cette partie de l’histoire dans le village où j’habite”, ou: “tel personnage, mais c’est M. Machin tout craché”?…

Ce roman, il est vrai était le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, publié juste après la série EXTRAORDINAIRE des Harry Potter. Quel contraste, de cet extraordinaire, révolutionnaire roman pour ados, à ce roman de village, où tout est si terriblement ordinaire. Lu cinq ans après sa parution (2012), et presque lu de l’intérieur tant les parallèles sont évidents… je trouve que c’est vraiment “bien vu”. Ce n’est pas un roman facile. Il y a beaucoup de personnages, comme dans tout village, et bien peu sont très sympathiques en dehors du mort.

Le quotidien de mon petit village gaulois existe ailleurs !!!

Lu en anglais sous le titre “The casual Vacance“.

Le bois de Paris

Le saviez-vous ? Paris a son bois de Vincennes et Aspères a son bois de Paris.

Aspère est dans le Gard, ça vous le saviez bien sûr, et compte 523 habitants bipèdes. À en juger par la quantité d’herbicide utilisée dans les oliveraies de la commune (photo ci-dessous), il y a peu de quadrupèdes à poil frisé à ajouter aux 523 aspèrois précités.

Attention, le bois de Paris est sillonné de nombreux chemins balisés! Pour faire cette randonnée, mieux vaut donc prévoir un guide ayant fait une reconnaissance ou connaissant l’usage d’un GPS. Sinon vous raterez surement la grotte (bon, si le guide ne vous avait pas dit, avant, d’apporter une lampe frontale, vous pouvez la rater parce que dans le noir…), le mignon petit pont qui enjambe le ruisseau de Quiquilhan (ah Quiquilhan, ça sent bon la lavande, le thym, le romarin !…), le château de St-Clément, et j’en passe… Bref, vous ferez une randonnée imprévue, pleine de charme, et de cailloux.
– J’ai entendu ! Qui a dit que charme et cailloux ne vont pas ensemble ?
Pour vous faire pardonner vos récriminations vous conclurez que de toutes façons, ce qui compte dans la randonnée, c’est le charme de la compagnie. Et de ce côté là, rien à redire. Non. Vraiment.