Le scandale des eaux folles, de Marie-Bernadette Dupuy ***

MBD scandale eaux folles
Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale.
Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime, tente de comprendre ce qui s’est réellement passé. Menant sa propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement Emma, institutrice à l’allure si sage, que tous croyaient bien connaître…
Ah les bonnes moeurs ! Dans le Québec rural du début du XXème siècle, comme chez nous, la place de la femme est à l’ombre de son mari. Et si pas encore mariée, gare ! Petit écart de conduite, et la demoiselle est chassée de la maison. Emma en commet plusieurs apparemment, de ces écarts, et pas des petits puisqu’elle tombe amoureuse d’un homme marié. MB Dupuy peint un environnement et des personnages qui semblent vrais, dans ce contexte de puritanisme où le souci des apparences qu’on appelle quelquefois l’honneur est érigé en monument. Mais la responsabilités des erreurs est généralement partagée, et même le plus strict devra mettre de l’eau dans son vin pour conserver ce qui, finalement, reste le plus précieux: la famille.
Belle écriture = lecture facile. J’ai lu ce gros livre en deux jours, ce qui prouve que même si on s’interroge sur le petit côté “eau de rose” de l’intrigue, on se laisse quand même prendre par l’histoire et quelques personnages sympathiques.
Emprunté à la médiathèque de Saussines