Les dieux du verdict, de Michael Connelly ***

dieuxduverdictAprès avoir perdu son élection au poste de procureur, l’avocat Mickey Haller est au plus bas. Son ex, qui l’avait soutenu, s’est éloignée de lui et sa fille ne lui parle plus : elle lui reproche d’avoir fait libérer un alcoolique qui s’est aussitôt empressé de prendre le volant et de tuer une mère et sa fille. Mais un jour, il reçoit un texto de son assistante : « Appelle-moi, – 187. » 187 étant le code pour « meurtre », Haller sait qu’il va devoir se remobiliser pour défendre l’accusé. L’homme clame son innocence et, miracle, est prêt à payer 50 000 $ d’honoraires d’entrée de jeu. Sauf que la victime, Gloria Dayton, est une ancienne prostituée que Mickey aimait beaucoup et qu’il pensait avoir aidée à rentrer dans le droit chemin. Découvrir qu’elle l’a trompé en continuant de se prostituer et imaginer que c’est peut-être lui qui l’a mise en danger le met rapidement sous pression. Sans compter que certains personnages, qui devraient faire respecter la loi, se montrent violents, malhonnêtes et font savoir qu’ils n’apprécient pas qu’Haller se mêle de leurs affaires.
Hanté par les fantômes de son passé, l’avocat devra travailler sans relâche et user de tous ses talents pour résoudre l’affaire.
Avec ce roman, Mickey Haller devient, au même titre que Harry Bosch, et Sam Spade, l’un des plus grands héros du roman policier américain.

Il y a les polars où vous suez jusqu’à l’avant-dernière page pour savoir, enfin, qui est coupable et qui ne l’est pas. Entre la première (page) et cette fin, vous êtes passé par une demie douzaine de suspects avec mobiles, absence d’alibi, sale caractère et j’en passe, toutes ces petites choses qui en font de parfait candidats odieux (comme Trump pour la présidentielle américaine), mais patatras c’est jamais ça, jusqu’à cette avant-dernière page. Pas étonnant, du coup, qu’il y ait des lecteurs pressés qui commencent par la fin.

Il y a aussi des polars moins christien (pas chrétien, crétin – comme Trump – mais christien, d’Agatha Christie) où on sait depuis le départ qui est qui, le méchant déguisé en ange de la loi et le coupable parfaitement innocent. En pareil cas – Connelly par exemple – nous tenir éveillés jusqu’au bout et mieux, nous donner les ressources pour ne pas lâcher le bouquin quand les poules sont couchées depuis de longues heures, cela relève de l’exploit. Ou au moins revèle du talent. Les dieux du verdict ne sont donc pas le dernier Connelly que je lirai.

Emprunté à la médiathèque de Saussines

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