Toutes les vagues de l’océan, traduit de l’espagnol : un millón de gotas (trop fort le traducteur !), de Víctor del Arbol ****

victordelarbolÀ la page 39 il y avait déjà trois morts. Le livre avait 596 pages. Calculez. C’est ce que j’ai fait : il m’en manquait encore 42,85. Autrement dit 42, plus un presque mort. Moribond, quoi. Processus vital engagé. Mais j’étais très en dessous de la réalité. Parce que ma librairie préférée avait mis ce livre sur une liste de 10 polars à lire pour attribuer un Prix des Lecteurs (et pas qu’elle puisque le livre a déjà été Prix de Littérature policière en 2015 – on marche sur la tête !)… et que je découvrais très vite que ce n’était pas du tout, mais VRAIMENT PAS DU TOUT UN POLAR que j’avais dans les mains. Un très bon roman historique des années 30-40 à aujourd’hui, oui, entre guerre d’Espagne, goulags sibériens et autres joyeusetés fascistes et communistes. Mais pas du tout un polar. Et donc tout à coup les morts ne se comptaient plus par dizaines, mais par milliers, par millions. Avec au milieu de tout ça des familles, des individus déchirés, des survivants avec des horreurs plein leurs têtes. Malgré tout on doit vivre. Et aimer. Pas simple. Et de belles pages, sur quelques épisodes peu glorieux de l’histoire de l’Espagne, de la Russie, de la France. Les guerres ne se limitent pas à un nombre de morts et à quelques héros. Superbe lecture… j’ai dévoré ce livre!

Emprunté à la médiathèque de Lunel

 

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