L’art de la joie, de Goliarda Sapienza **

artdelajoieQuelle déception! Après 200 pages, je pensais que ce serait un livre à quatre étoiles. A la moitié, je pensais que l’histoire pouvait s’arrêter là. Puis vint l’enlisement, les répétitions, l’ennui des personnages, et j’ai tourné les cent dernières pages sans les lire.

Roman et romancière encensés, le “chef d’oeuvre” écrit en dix ans par l’une des plus grandes romancières italiennes du XXème siècle, etc. etc.

Ce n’est finalement ni un roman historique (le contexte est totalement secondaire) ni un roman militant (les droits des femmes, la reconnaissance de l’homosexualité, etc. au temps de Mussolini, tout cela vole trop bas)… c’est un roman tourbière ou sables mouvants. On y va allègrement et on se fait avoir parce que cela ne s’envole pas comme on l’avait prédit. Cela s’effondre vers la moitié, puis cela tourne en rond. Jusqu’à la lassitude.

J’oublierai très vite.

 

Emprunté à la médiathèque de Saussines

 

Boulbon et l’Abbaye Saint-Michel de Frigolet ***

Boulbon et l’abbaye Saint-Michel de Frigolet… par le San Salvador !!! Je vous rassure, pas d’avion, c’était bien une randonnée à pied. Mais il y a un petit sommet à l’est de Tarascon que Tartarin, sans doute, a décidé d’appeler le San Salvador. Pays aride, plus aride que nos garrigues, et pays venteux, plus venteux que le Pays de Sommières. Nous sommes dans la basse vallée du Rhône. Il fait beau, chaud… et donc venteux. Jolie ballade – environ 14 kms – avec peu d’endroits ombragés. En mai le vent aide encore à supporter la chaleur. Plus tard dans l’été, la ballade devient certainement randonnée pour masochistes. L’Abbaye de Frigolet n’est pas un chef d’oeuvre architectural. Elle est encore en activité, “occupée” par les moines appartenant à l’ordre de Prémontré. Vous connaissez? Moi pas. Internet m’explique que Prémontré est une forêt de l’Aisne. Et le très beau site de l’Abbaye m’explique que l’origine de cet ordre se doit à un certain Norbert: Saint Norbert (1080-1134) et Prémontré Norbert était chanoine séculier de l’église collégiale de Xanten en Allemagne, sans pour autant être prêtre et sans être engagé dans une vie pastorale. Norbert était séduit par le mouvement de renouveau de la Réforme grégorienne qui traversait l’Eglise aux XIe et XII siècles. Les chroniques de l’époque racontent une conversion dans le style de celle de saint-Paul : au cours d’un voyage un éclair terrassa le cheval que Norbert montait. Quoi qu’il en soit, en 1115, Norbert rompt radicalement avec son passé. Il se fait ordonner prêtre et devient prédicateur itinérant. En compagnie de disciples, prêtres et laïcs, il parcourt l’Europe et la France. A Saint-Gilles le pape lui donne la permission de prêcher partout. Beaucoup restent méfiants envers ces “pauvres du Christ” sans lien avec une autorité responsable, vivant une austérité extrême. Par l’intermédiaire de l’évêque de Laon, le pape Callixte II invite Norbert à canaliser sa ferveur religieuse dans une forme plus stable. Avec ses compagnons il s’installe dans la forêt de Prémontré (Aisne) où ils font profession religieuse à Noël 1121. Pour “suivre pauvres le Christ pauvre” ils s’habillent en blanc, c’est-à-dire en bure non teintée. Leur style de vie sera fort marqué par la tradition monastique. L’Eglise n’imaginait pas encore une autre structure que la traditionnelle vie en maisons autonomes avec “stabilité” sous la houlette d’un Père Abbé. Mais les disciples de Norbert gardèrent une ouverture pastorale vers le peuple de Dieu, conformément à l’inspiration profonde de leur fondateur saint Norbert. Une liturgie priante, mettant spécialement l’accent sur la célébration de l’Eucharistie, animait leur vie communautaire à Prémontré. La dévotion mariale, si chère au XIIe siècle, y tenait une place privilégiée. Il est évident qu’une règle conçue pour des moines ne leur convenait pas. La vie des Prémontrés était plus proche de celle des chanoines réguliers, ils choisirent donc de fonder leur vie sur la Règle de saint Augustin. Prémontré donna une forte impulsion à la vie canoniale. Partout en Europe les fondations se multiplient. Des chapitres de chanoines ainsi que des monastères déjà existants demandent leur affiliation à ce mouvement “moderne”. Norbert est nommé archevêque de Magdebourg (Allemagne) où il meurt en 1134. Il sera canonisé en 1582. Les photos:

P1020821
Venteux je vous disais…
P1020823
dame grenouille survivait dans la région… grâce à la réserve d’eau des pompiers.
P1020828
à l’Abbaye de Frigolet
P1020829
je bronze et je pose pour les photographes…
P1020832
Le chateau de Boulbon
P1020833
Oh les coquins… ils nous ont fait passer par un chemin “interdit” !
P1020835
Après l’effort, LE RÉCONFORT ! Enfin… il ne va pas tarder à être servi.

Le jour où j’ai appris à vivre, de Laurent Gounelle **

le jour où j'ai appris à vivreEt si tout commençait aujourd’hui?
Imaginez: vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
C’est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.

« Le message de Laurent Gounelle est tellement plein de bon sens, de bons sentiments et de bonnes intentions, comme un véritable éloge de la bonté, qu’on ne voudrait pas en dire du mal. Non, bien sûr que non…
Le hic, c’est que je ne vois pas non plus comment en dire du bien. À la place d’un roman, comme c’est écrit sur la couverture, j’ai eu l’impression d’avoir entre les mains un recueil des différents powerpoints et autres témoignages de développement personnel qui circulent sur internet, assorti de quelques rappels historiques archi-connus, comme la funeste expérience sur le langage tentée par Frédéric II. J’ai été déçue par le style simpliste et le peu de profondeur des personnages. Même la tante Margie – ancienne archéologue et biologiste qui semble détenir le savoir universel – est assez improbable : elle ne semble être là que pour permettre à l’auteur de délivrer un cours sur l’humain, la communication ou les expériences de mort imminente. » (extrait du commentaire de Ode sur le site http://www.babelio.com)

J’adhère totalement. C’est gentil. C’est lu dans la journée. Et on s’en veut presque tellement ça sonne « cul-cul la praline ».

Emprunté à la médiathèque de Saussines

Cold Moon, D’Alexandra Sokoloff **

coldmoonTroisième de la série… et on pourrait sans doute en rajouter une douzaine après. Les livres se suivent et se ressemblent, sans que l’auteur ne cherche à mettre fin au filon. Sauf que deux auraient suffi, trois c’est déjà presque trop. Je ne lirai pas le quatrième qui s’annonce. Dommage. Madame Sokoloff fait de la littérature alimentaire, au lieu de poursuivre son oeuvre en s’attaquant à d’autres questions sociétales. “L’ennui naquit un jour de l’uniformité”… et le troisième tome de la série n’invente plus rien. Si la chose est traduite en français, arrêtez-vous au premier, Huntress Moon.

Kindle ebook

Hidden, de Kendra Elliott ***

hiddenJ’ai retrouvé ma liseuse, donc les bouquins en anglais, et celui-ci n’est apparemment pas encore traduit. C’est un truc pour fans de la série Bones. On découvre un squelette dans le vide sanitaire d’une maison. Il a été posé là pour qu’on le trouve. Et l’héroïne, qui est médecin légiste spécialisée dans l’odontologie reconnait la dentition qu’elle a devant elle. Elle est aidée, il faut aussi le dire, par la petite chaine en or autour du cou. Bref, le squelette, c’est celui de sa meilleure amie de jeunesse, enlevée sous ses yeux un soir de goguette et jamais revue depuis. Tueur en série et détective jeune et séduisant sont les autres ingrédients de la recette. Rien d’extraordinaire. Cela se lit vite et bien. Et comme cela n’a rien d’extraordinaire on oublie tout aussi vite. Sauf peut-être si on est dentiste.

Kindle ebook

Randonnée au-dessus de Ganges

Un temps d’été pour cette randonnée de … combien au fait? 13, 14 ou 15 kms, je n’ai pas entendu. Beaucoup de cailloux. Il faudra nettoyer un peu, Nadine et Francis, la prochaine fois que vous prenez en main la reconnaissance ! On a nos standards, quand même ! Les fleurs du printemps. Quelques belles vues après les kilomètres de cailloux. Un joli coin pour le pique-nique. Et on redescend par le chemin des Jumeaux arpenté il y a deux ou trois saisons, en passant par la vieille mine. Quelqu’un se souvient si c’était du fer ou du plomb qui était extrait à cet endroit? Oui… Jeanne nous dit: plomb, pyrite de fer et zinc. On attend tous impatiemment qu’elle nous dise aussi le nom de la grande ombellifère (photo ci-dessous).

Les photos et inévitables commentaires:

P1020733
Ça commence par ce qui ressemble à des kilomètres de cailloux entre des murs de pierre sèche…
P1020744
Ça continue par un virage remarquable, parce qu’on voit dans le lointain une belle petite résidence secondaire, parce que c’est le chemin des cistes sans ciste et surtout parce que la croix nous indique qu’on ne prend pas le bon chemin… ce qu’on fera plusieurs fois pendant cette randonnée, quel scandale!
P1020745
Quand les cailloux nous mènent au sommet, on découvre la vue.
P1020746
Une des orchidées du chemin. Qui nous dit son nom?
P1020750
Deuxième résidence secondaire, beaucoup moins chère que la précédante, mais il reste quelques menus travaux à faire.
P1020752
La vue depuis notre coin pique-nique.
P1020753
Autre vue du même coin.
P1020763
La montée a été dure pour tout le monde…
P1020765
Notre collègue de l’agence Capa aurait tiré une oeuvre d’art de cet arbre. J’ai fait ce que j’ai pu, bon…
P1020766
Deux sentinelles sur le chemin.
P1020769
À la mine, en redescendant sur Ganges.
P1020776
L’ombellifère inconnue. Ou bien quelqu’un a trouvé ce que c’était?
P1020777
Arrivée à Ganges. Votre connexion internet marche bien ?
P1020780
Je n’ai pas résisté à la photo du nombril en fleur.
P1020784
Arrêt bière conviviale de fin de randonnée et fenêtre de Sauve.

 

Ferrière-les-verreries ***

Deux fois reportée pour cause de déluge, cette randonnée s’est faite hors programmation, avec quand même quatorze volontaires, qui n’ont pas regretté d’être venus. 16kms, un tout petit dénivelé. De très beaux paysages. Quelques traces d’activités humaines dans ce désert de cailloux. Et puis le printemps et ses fleurs, les ruisseaux qui ruissellent encore avant l’été, des moutons qui patûrent, des randonneurs qui se perdent…

Une belle journée. Qui se termine par une belle terrasse au mas de Baume, pour prendre un dernier verre ensemble avant de rentrer à la maison – c’est rare et apprécié.

Photos:

P1020672
Une première boucle (le circuit des asphodèles) avec un balisage *****
P1020673
Non c’est pas le chemin… mais la cachette des verriers. Que cachaient-ils?
P1020677
Oui, ça s’appelle le chemin des asphodèles !
P1020680
Mur de pierre sèche, tout un art !
P1020682
genets et thyms en fleurs
P1020692
a l’heure du pique-nique… les pieds dans l’eau (froide).
P1020699
une idée pour Saussines?
P1020704
Petit Jean et grand Jesus
P1020694
Le moulin de Gornies

P1020685 P1020690 P1020693 P1020695 P1020697