A confissão da leoa, de Mia Couto ****

Confession-de-la-lionne-HDLorsque le chasseur Arcanjo Baleiro arrive à Kulumani pour tuer les lions mangeurs d’hommes qui ravagent la région, il se trouve pris dans des relations complexes et énigmatiques, où se mêlent faits, légendes et mythes. Une jeune femme du village, Mariamar, a sa théorie sur l’origine et la nature des attaques des bêtes. Sa sœur, Silência, en a été la dernière victime. L’aventure est racontée par ces deux voix, le chasseur et la jeune fille, au fil des pages on découvre leurs histoires respectives. La rencontre avec les bêtes sauvages amène tous les personnages à se confronter avec eux-mêmes, avec leurs fantasmes et leurs fautes. La crise met à nu les contradictions de la communauté, les rapports de pouvoir, tout autant que la force, parfois libératrice, parfois oppressive, de leurs traditions et de leurs croyances. L’auteur a vécu cette situation de très près lors d’un de ses chantiers. Ses fréquentes visites sur le théâtre du drame lui ont suggéré l’histoire inspirée de faits et de personnages réels qu’il rapporte ici. Clair, rapide, déconcertant, Mia Couto montre à travers ses personnages forts et complexes la domination impitoyable sur les femmes, la misère des hommes, la dureté de la pénurie et des paysages. Un grand roman dans la lignée de L’Accordeur de silences.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas utilisé mon Kindle. 99,9% des livres de la médiathèque de Saussines sont en français, et celui-là je voulais le lire dans sa version originale. Sur Amazon.com, j’ai trouvé: a confissão da leoa, de Mia Couto. Je n’avais jamais rien lu de cet auteur. Je vais maintenant chercher à lire autre chose.

Très au-delà du fait divers, Mia Couto dessine une histoire à la frontière du réel. Bien sûr il y a ce qui décrit la vie loin de la capitale, dans un arrière pays très arrière (ou arriéré) où le seul droit qui s’applique est le droit du plus fort, donc de l’homme. Ou de la bête. Parce qu’à voyager entre imaginaire et folie, rêve et réalité, on ne sait plus trop bien qui sont les bêtes qu’il faut tuer. Pour que chacun ait le droit de vivre dignement, et tout particulièrement chacune. En portugais, le texte est comme la nature, riche, exhubérant, haut en couleurs. Une lecture attachante.

Lu sur Kindle

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