Le sceau du secret, de Charlotte Link ***

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La vie semble idyllique pour ces trois couples d’amis qui passent tous les ans leurs vacances à Stanbury, un petit village de l’ouest du Yorkshire. Mais un matin d’avril, la magnifique propriété devient le théâtre d’un crime effroyable.

Seule Jessica, absente au moment du drame, est restée en vie. Pourtant elle ne croit pas à la culpabilité des suspects arrêtés par la police. En effet quelque chose l’intriguait dans l’amitié affichée par le groupe d’amis. C’est dans leur passé qu’elle trouvera la clé d’un terrible mystère…

Quatrième de couverture nullissime. Je me demande comment les auteurs, surtout quand ce sont de bons auteurs, peuvent accepter cela de leurs éditeurs. Bon, l’important est ailleurs: on a une histoire bien construite, la moitié du bouquin pour découvrir des personnages pas ordinaires et commencer à comprendre les faiblesses des uns et des autres. Ce qui viendra à expliquer tout ce qui les lient et n’a rien à voir avec l’amitié. Et puis survient le crime. Et la seconde partie du livre pour creuser le passé, tout ce que chacun a caché ou n’a pas voulu voir. Il y a du bon policier dans l’histoire, du bon suspense aussi puisqu’on tremble jusqu’au bout et comme il se doit pour que l’innocent triomphe du mal. Happy end. Et chacun pour imaginer la troisième mi-temps comme il voudra. Tout cela est bien ficelé, agréable à lire, très prenant – surtout quand on est coincé dans une gare pendant que des trombes d’eau bloquent tous les trains et isolent la gare du reste du monde. Septembre ! C’est mon deuxième Charlotte Link cette année et ce ne sera pas le dernier.

Col des Fosses ***

La randonnée part du col de Pierre Levée, juste au-dessus du très joli hameau de Saint-Roman de Codières, fond de vallée dans lequel on monte depuis Sumène. La route nous a permis de voir quelques dégats causés par l’épisode cévenol (plus de 200mm de pluie par endroits) de la semaine antérieure: gros blocs de pierres descendus en bord de route, murets cassés, chaussée déformée avec quelquefois un gentil précipice au raz du goudron… Le chemin de randonnée n’a pas été épargné, mais ceux qui l’entretiennent travaillent vite: un arbre qui bloquait le passage lors de la reconnaissance faite jeudi avait disparu le dimanche.

Reconnaissance trois jours avant, donc la même randonnée faite à trois jours d’intervalle: aucun problème quand le chemin court dans de magnifiques forêts, avec de temps à autre une percée sur une vallée d’un versant puis de l’autre. Jeudi grand ciel bleu, dimanche la tête dans les nuages, du moins le matin. Certain(e)s en ont profité pour remplir les sacs de châtaignes. C’est encore un peu tôt pour la récolte, mais les premières tombent et on ne reviendra pas dans le coin lors de nos prochaines randos.

L’après-midi nous a ramené le soleil, les vues sur les vallées, et à l’arrivée tout le monde semblait content, y compris nos amis à quatre pattes.

Météo oblige, toutes les photos sont de l’après-midi:

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Le ciel commence à s’éclaircir. Il est 13h, pose déjeuner.
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Pose (déjeuner) pour Alaska aussi. Déjà fatigué?
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La cause d’un certain retard…
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La nature encore en couleur
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Les forêts se suivent, châtaigniers, chênes, pins, etc…
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arrivée au Col des Fosses, 899m.
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Au col des Fosses, conversation autour d’un menhir. Nous en aurons croisé plusieurs au cours de la rando.
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A l’arrivée, le débutant est carrément crevé…
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Lila, l’expérimentée, a encore du jus !

Je te retrouverai, de John Irving ***

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Dans un port de la mer du Nord, deux silhouettes bravent la nuit : une très jeune femme et son petit garçon à la poursuite du père fugitif. Tandis que William le séducteur fait tonner tous les orgues de Scandinavie, Alice le talonne et gagne sa vie en tatouant sur des épidermes consentants des cœurs brisés, des fleurs voluptueuses et des serments de fidélité. Déçus dans leur quête, mère et fils s’embarquent pour le Nouveau Monde où l’enfant grandit hanté par le fantôme de ce père auquel il redoute, et s’efforce pourtant, de ressembler, par son nomadisme amoureux et son besoin d’envoûter un public. Car à vingt ans Jack Burns est bien décidé à tirer parti de son patrimoine personnel – visage d’ange et mémoire prodigieuse – pour briller au firmament de Hollywood. Or, cette mémoire n’est-elle pas sous influence ? La belle Alice, si habile aux fioritures, a-t-elle dit toute la vérité, et rien que la vérité ? Est-il encore possible de retrouver la trace de l’organiste accro de l’encre au fond de la Vieille Europe ?

Une drôle d’histoire, un peu trop longue (850 pages), en deux parties: la “vérité” selon Alice, la mère de Jack, puis l’autre vérité, que jack découvre peu à peu au fil de ses rencontres. La fin est un peu folle… C’est loin d’être le livre le plus facile de John Irving. Mais contrairement à beaucoup de lecteurs, je ne regrette pas les heures que j’ai investies dans ce livre. Une fois oubliés les passages scabreux dont Irving se délecte.

 

Emprunté à la BDP de l’Hérault

Retour à l’Aigoual ***

On reprend les randonnées. Après la nocturne du 9 septembre (pleine lune) qui n’a pas donné de belles photos (les petites frontales, dans le noir, c’est moyen) mais seulement une belle soirée sympathique terminée chez Jean et Monique avec la soupe à l’oignon et les petits desserts des uns et des autres, on est reparti pour une saison de belles ballades. La première est une randonnée sur l’Aigoual, différente des deux précédentes (4000 marches et Hort de Dieu). Un beau parcours dans la forêt, une dose de coups de soleil vers le sommet (bonjour le troupeau de vaches… qui commence à ne plus avoir grand chose à manger) et la petite boucle (le “diverticule”) sur la corniche surplombant la vallée de Valleraugue. Le tout a permis, bien sûr, quelques belles photos faciles:

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Les forêts de l’Aigoual, belles en toute saison.
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Le gardien de l’octroi, au col de la Caumette (non, pas comète!)
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Elles ont le monde à leurs pieds ! (sur la corniche dominant la vallée de Valleraugue)
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Belles Aubrac sur paillasson, au sommet de l’Aigoual.
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De la corniche, vue sur l’observatoire de l’Aigoual (1565 ou 1567m, les avis sont partagés)
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Le bleu est mal conservé sur la photo, mais ces fleurs ressemblent fort à de petites gentianes
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Mi-septembre: quelques digitales retardataires.
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C’est ce qui s’appelle “marcher sur de la moquette”.

Je vais mieux, de David Foenkinos ***

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Les goûts et les couleurs… Bénévole à la médiathèque du village, j’échange souvent mes impressions de lecture avec mes collègues. Pour constater l’évidence : nous ne partageons que rarement la même opinion sur le même livre. Sauf s’il est vraiment mauvais. Et encore. Donc… prendre la recommandation d’une charmante nièce dont je ne connais pas les goûts en matière de lecture était prendre un risque certain. J’ai suivi le conseil – « très bon livre ! » – de son mur (Facebook of course) et regardé sur le site de notre réseau-médiathèque pour trouver que ce roman était disponible à Lunel. Aussitôt réservé. Aussitôt reçu. Aussitôt lu. Pas déçu.

Foenkinos, ce n’est pas de la grande littérature. Personnage ordinaire. Menant une petite vie ordinaire. Avec un problème ordinaire, « c’est à la mode » : il a mal au dos ! De là à en faire un roman… on sort de l’ordinaire. Bien sûr on commence par le tour des « spécialistes » des médecines officielles ou non, puis le narrateur se laisse convaincre du prévisible « vous n’avez rien ». Il finit donc, peu à peu, par comprendre que son mal est la somme (et la somatisation) de tous les « nœuds » de sa vie ordinaire. Et il commencera à les dénouer, l’un après l’autre, dans la deuxième partie du livre, pour faire disparaître son mal de dos et réapparaitre son bonheur de vivre.

C’est sans prétention. Avec pas mal de pointes d’humour-dérision – les petits travers de ces messieurs. Et une bonne dose d’imagination aussi. Une bonne lecture. Et une bonne recommandation. Merci.

Emprunté à la Médiathèque de Lunel