L’écrivain de la famille, de Grégoire Delacourt ***

ecrivaindelafamille

Je venais d’avoir le bac de justesse. Ma soeur avait quatorze ans, elle écoutait Sheila chanter Hotel de la plage avec les B. Devotion, allongée sur son lit. Il y avait des posters de Richard Gere et de Thierry Lhermitte sur les murs. Elle croyait au prince charmant. Elle avait peur de coucher avec un garçon, à moins qu’il ne fût le prince. Elle m’avait demandé si ça avait été bien ma première fois et j’avais répondu, d’une voix douce, oui, oui, je crois que c’était bien, et elle avait eu envie qu’on dise ça d’elle un jour, juste ça, oui, oui, c’était bien.
Et puis notre frère était entré dans la chambre, il nous avait couverts de ses ailes et nos enfances avaient disparu.

A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l’écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n’est jamais tout à fait le bon… 

Lire un premier roman après les deux suivant, c’est prendre le risque d’être déçu. Je m’y étais préparé. Et donc, sans surprise, j’ai trouvé que celui-là n’était pas le meilleur des trois, tout en comprenant comment il avait pu engendrer les deux autres. Bref, une belle promesse. Un peu trop autobiographique sans doute, mais quelques belles pages, qui se lisent facilement. Un livre de quelques heures. Trois petites étoiles. J’attendrai le quatrième avec curiosité.

Emprunté à la Médiathèque du pays de Lunel

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s