Profanes, de Jeanne Benameur ***

profanesAncien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. A quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe: il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois c’est sa propre peau qu’il sauve. Il organise le découpage de ses jours et ses nuits en quatre temps, confiés à quatre “accompagnateurs” choisis avec soin. Chacun est porteur d’un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fortune par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.

Dans le geste ambitieux d’ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d’invisibles liens autour d’indicibles pertes acquiert, dans l’être ensemble, l’élan qu’il faut pour continuer. Et dans le frottement de sa vie à d’autres vies, l’ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.

Jeanne Bennameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante tout-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille: celle de l’homme en l’homme.

J’ai aimé. Et hésité entre trois et quatre petites étoiles. On se laisse prendre à cette association improbable et s’attache aux personnages, tous complexes mais sympathiques. Une fois commencé je n’ai plus lâché le livre, lu en une seule journée.

(emprunté à la Médiathèque La Forge de Saussines)

à travers les champs bleus, de Claire Keegan **

champsbleusJe trouve souvent mes inspirations de lectures en parcourant les blogs et parmi ceux-ci je suis un lecteur assidu de “Mille et une lectures“. Son auteur a suffisamment souvent produit des avis que je partageais pour me laisser tenter une fois de plus. A propos d’avis partagé, le dernier concernait le petit livre qui a donné le nom à mon blog: affligeante lecture.

Voici le troisième ouvrage de Claire Keegan publié en France, l’an dernier. J’avais beaucoup aimé son premier recueil de nouvelles, L’antarctique et le court roman Les trois lumières. Mais A travers les champs bleus m’a subjuguée !

Claire Keegan revient au genre de la nouvelle, dont les écrivains irlandais excellent et en ont fait un genre littéraire majeur dans l’île.

Il m’est difficile de parler avec une grande précision de ces huit nouvelles car j’ai lu ce recueil il y a quelques semaines et la multiplicité des histoires n’aide pas la mémoire, surtout quand on a pris peu de notes en cours de lecture, préférant se laisser emporter par l’ambiance !

J’aurais du m’arrêter là et ne pas lire la suite. Une histoire qui me subjugue n’est pas quelque chose que j’oublie à peine la couverture refermée. C’est un livre à jeter. Pas à recommander. Je m’interroge tout de même, n’étant pas un habitué des nouvelles, pour savoir si je suis allergique au genre ou seulement à ce livre-là. Bon, allergique est un peu fort. Ca ne m’a pas emballé c’est tout, vraiment pas. Et j’aurai tout oublié dès demain, même la dernière nouvelle où un homme-ours vit seul avec sa chèvre, sur une petite île irlandaise perdue autant que lui.

(emprunté à la Mediathèque de Lunel)

Autour de Cannes 30260 ** (*** avec les desserts)

Si j’ai donné trois étoiles à la rando autour de Corconne, je ne peux pas en donner plus que deux à celle-ci, qui nous fait traverser de jolis paysages, voir quelques belles vues, mais ne passait par aucun point d’intérêt digne d’être mentionné. Le soleil, la compagnie, et les efforts particuliers des un(e)s et des autres sur les desserts et chocolats apportés ont tout de même fait que cette randonnée restera dans les mémoires.

Photos

Barlia robertiana, indicateur de la fin de l’hiver
Les amandiers, autres indicateurs
Le pique-nique mémorable. D’un côté les randonneurs et leurs multiples gourmandises
De l’autre les taureaux
Entre les deux, Guy, photographe officiel
Et après les gourmandises… Alain, notre guide officiel du jour.

BarliaPrintempsdéjeunerausoleildéjeuner des taureauxGuy photographe officielAlain guide officiel

Deux jours à Venise *****

SanGiorgioMaggioreetgondoles
Les gondoles près de la place San Marco, avec San Giorgio Maggiore dans le lointain (ma photo, pas une carte postale !!!)

C’était très court et très intense. Deux jours à Venise, sous le ciel bleu, au moment du carnaval, c’est tout simplement… magique. L’arrivée à la nuit tombée en vaporetto, l’hôte qui nous attend pour nous conduire d’une ruelle à l’autre, d’un pont à l’autre, dans la foule, jusqu’au B&B typique, à deux pas du teatro la Fenice où j’avais réservé deux places le lendemain soir pour le Barbier de Seville. Toute la journée du lendemain à sillonner les rues, les ponts, le marché du Rialto, la basilique, la tour de l’horloge, le palais des doges, mille et une boutiques, un petit restaurant le midi, un bar à vin après l’opéra. Magique. Il n’y a pas deux Venises. Il n’y a rien de comparable. Photos.

De haut en bas:

Un pont parmi tant d’autres
Deux jeunes sur la place San Marco
Le pont des soupirs
Le pont du Rialto
Tomates séchées et piments sur le marché du Rialto
La salade romantique (rose)
Masques dans la vitrine
… mais surtout pas faits en Chine!
Embouteillage de déguisés
Couple en violet
Deux belles sur les marches du campanile
Intérieur du teatro la Fenice
Boutiques de luxe: 840 euros la paire
Le commissariat de San Marco où travaille le commissaire Brunetti, héros des livres de Donna Leon et de la série télévisée qui en est tirée.

un pont parmi tant d'autres

PlaceSanMarcopontdessoupirsPontduRialtoRialto_tomatesRialto_saladesrosesmasquesenvitrinepasduchinoisdéguisés3déguisés2déguisés1teatroLaFenicechaussurescommissariatSanMarco