Le gardien de phare, de Camilla Läckberg ****

the lost boy
Le Gardien de Phare, de Camilla Läckberg, Actes Sud (2013)

Le livre publié en 2009 est sorti en français l’an dernier, chez Actes Sud. Pour ceux qui lisent en anglais, ce que je viens de faire, le titre n’a rien à voir (comme souvent): The Lost Boy a été publié chez Harper, également en 2013. Le gardien de phare est le septième roman de la jeune suédoise. Bien noir. Bien froid. Bien fait.

Un soir d’été, une jeune femme saute dans sa voiture. Nathalie a du sang sur les mains. Elle emmène avec elle son petit garçon de 5 ans, Sam, pour aller dans son “refuge”, la maisonnette du gardien de phare et seule construction de l’ile de Gråskär, aussi appelée l’île aux fantômes. Une petite île à quelques encablures de Fjällbacka, le village ou est née Camilla Läckberg, sur la côte ouest de la Suède. Son héros, le détective Patrick Hedström, est chargé d’enquêter sur la mort d’un homme bien mystérieux, Mats, ami d’enfance de Nathalie. Celui-ci a longtemps travaillé pour une organisation venant en aide aux femmes battues, appelée Le Refuge. Jusqu’à ce qu’il arrête brusquement, pour retourner à Fjällbacka, village de son enfance, où il s’implique dans la rénovation d’un grand hôtel de la petite station balnéaire. Jusqu’à l’agression, dans son appartement.

Qui croit encore aux fantômes? Et pourtant ils sont bien présents, sur l’ile de Gråskär. Le refuge est au coeur de l’histoire, et on découvre que Nathalie est une parmi trois femmes battues dont les destins se croisent, l’une d’entre elles ayant vécu sur la même ile, deux siècles plus tôt. On sent le vent, le brouillard, l’iode et le froid. Le seul petit défaut, à mon goût, est la légèreté du contexte. On effleure à peine le travail de cette organisation qui s’occupe d’une trentaine de femmes chaque année. Que font-ils exactement pour les aider à sortir la tête de l’eau et apprendre à nager, seules, dans un monde qui les a abandonnées? Sinon… je me suis encore couché bien tard, incapable de m’arrêter avant de connaître la fin de l’histoire, que je ne vous raconterai pas.

On n’a pas fini de lire des livres de Camilla Läckberg.

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