L’épouvantail, de Michael Connelly ***

épouvantailViré du L.A. Times, le journaliste Jack McEvoy hésite entre dégoût et rage. Mais c’est la fierté qui finalement l’emporte: avant de partir, il va écrire l’article de sa vie. Et les pontes de la direction n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.
A priori, l’histoire d’Alonzo Winslow, un dealer meurtrier de 16 ans, n’a rien de prometteur: le gamin a avoué. Mais d’autres meurtres, bien antérieurs
, semblent prouver le contraire. Embarqué dans une aventure qui le dépasse, Jack lance un S.O.S. à Rachel Walling, l’agent du FBI qu’il aime depuis toujours.Sans se douter que dans le même mouvement, il enclenche le piège machiavélique tendu par un tueur d’une intelligence et d’une cruauté ahurissantes.

Un bon polar. Action. Suspense. Un petit zeste de romance. Encore un livre qu’on ne lâche pas et qui se lit vite. Sans prétention.

Corconne*** (****avec le vin)

Vacquières. Deux fois moins d’habitants que Saussines, mais deux fois plus de viticulteurs… normal que la randonnée commence par une visite à la statue d’une vierge perchée sur un tonneau, Notre-Dame des Vignerons. Et entre Vacquières et Corconne on a le choix des paysages. A gauche, des vignes. A droite, des vignes. Devant, aussi loin qu’on puisse voir, des vignes. Et derrière…

On arrive à Corconne en passant par son ancien lavoir, que les joyeux randonneurs du dimanche ont voulu expérimenter (surtout Jean-Guy), puis par la rue de la calade. Une rue caladéeencaladée ou en calade, ou plus simplement une calade, désigne dans le midi une rue en pente pavée (dixit Wikipedia). La place de la mairie, et vite on monte vers le pont du hasard (une belle arche de pierre, photo ci-dessous) que certains abrutis, qui marchent en regardant où ils mettent leurs pieds, peuvent passer sans voir (mais si mais si c’est possible). Tout en haut on arrive à la chapelle, où Mamimo ne manque pas de tirer la cloche pour que je puisse faire la photo pour sa petite fille, et on redescend vers Corconne et sa cave coopérative, dont la table de pique-nique a été grandement appréciée ce jour. Presque autant que la bouteille de rosé ou la bouteille de rouge. Est-ce Mamimo qui avait dit qu’une bouteille devrait suffire, pour les 10 randonneurs que nous étions (en comptant les deux abstinentes)? Après ça, retour aux vignes à gauche et vignes à droite, sauf que plus personne parmi nous (à part nos deux abstinentes bien sûr) ne voyait de ligne droite dans ces champs pourtant si bien entretenus. Le chemin lui-même zigzaguait gaiement sous le soleil et ses 17 degrés (à l’ombre qu’il n’y avait pas). Brouzet-les-Quissac, rien à déclarer. Puis le petit chemin dans la garrigue, et tout le monde sort ses palmes car c’est encore bien mouillé. 17 kms au total. SUPERBE journée.

bonjourtoi
Bonjour toi !
Corconne
Corconne
lavetonlinge
Et on frotte, et on frotte s’il vous plait !
tasdecailloux
tas de cailloux
quelhasard
Quel hasard !
mamimotirelacloche
Mamimo tire la cloche pour sa petite fille !
belvédère
Belvédère de la chapelle
youpiecélprintemps
Youpie c’est le Printemps !!!
dansedescepsalafeteduprintemps
La danse des ceps à la fête du Printemps
moulindevère
Le moulin de Vère

Entre soeurs, de Kristin Hannah**

entre soeursQuelquefois avant, et toujours après, je regarde ce que d’autres lecteurs ont pensé du bouquin. Cette fois, j’aurais du le faire avant. Première observation : tous les lecteurs sont des lectrices. Deuxième observation : presque toutes les lectrices pensent que parmi les 18 livres déjà publiés par Kristin Hannah, « Entre sœurs » est loin d’être le meilleur. Ce qui me rassure un peu, mais pas assez pour oser en lire un autre. Troisième observation : celles des lectrices qui ne sont pas des inconditionnelles du style « c’est mon quatrième Kristin Hannah cette année bla-bla et j’aime toujours autant… » ont trouvé que l’auteur poussait le bouchon un peu loin côté vraisemblance. Reste que si vous cherchez de l’hygiénique, du genre je-me-vide-la-tête en bronzant sur la plage ou pendant mes dix heures d’avion, ça peut le faire. C’est très/trop facile à lire, à l’invraisemblance près.

Deux (demi-)sœurs qui ne sont pas vues depuis 25 ans, qui se sont quittées brutalement parce que l’une d’elles en a décidé ainsi, qui se ressemblent autant que guépard et chat de gouttière, l’une brillante avocate spécialisée dans les divorces de californiennes très riches et l’autre qui tient un petit camping à la campagne, qui se retrouvent pour tomber dans les bras l’une de l’autre, chacune tombant aussi en même temps dans les bras de l’homme-de-sa-vie-attendu-depuis-si-longtemps, avec l’apothéose de la tumeur au cerveau pour l’une d’elle que le beatnik de l’autre (qui n’est qu’une sommité médicale déguisée bien sûr) va faire disparaître d’un coup de baguette magique, ça fait beaucoup à avaler dans une seule et même lecture, même si ça se lit très vite et sans risque de migraine.

Bref, pas tout à fait nul, mais vite oublié. Passons à autre chose.

Mas de la Barque (Lozère) *****

Oui, une randonnée extra-or-di-nai-re ! Je craignais un peu, n’ayant jamais fait de raquettes. Et c’est vrai que c’est un peu plus fatiguant que la marche à pied. Mes jambes, ce soir, me disent que les 12 kms en raquettes valent bien les 20 kms de la dernière grande rando “pédestre”. Mais quel spectacle. Des gens rencontrés au retour nous ont dit qu’ils venaient depuis longtemps, régulièrement, et que c’était le premier jour de ciel bleu. Après 3kms de montée, assez facile, le grand courant d’air: on est au Pic Cassini, le sommet, à 1680m. D’un côté la mer, où le soleil brille. De l’autre la chaine des Alpes, sans un nuage. C’est loin, mais c’est beau. On déjeune un peu sous le pic, à l’abri des bourrasques, mais le repas est assez vite fait quand même. J’ai ôté mes gants pour manger et j’ai vite les doigts qui réclament… des gants. Le ciel se couvre un peu. On redescend en passant par le hameau de Bellecoste, uniquement habité en été, par les bergers de la région. De très belles maisons en pierre… jusqu’aux toits. Un des toits est recouvert de chaume. De Bellecoste au Mas de la Barque, on est trois à jouer à Sotchi. Entendez, on décide de foncer. Et on arrive 35 minutes avant le peloton. Une bonne suée qui fait du bien. Après… un chocolat chaud au restaurant du Mas. C’est un truc que je ne bois jamais, mais là c’était parfait. Et les photos…verspicCassini

raquettes

Ecarquillez bien les yeux… sous le ciel bleu: LES ALPES !
Ecarquillez bien les yeux… sous le ciel bleu: LES ALPES !

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Le gardien de phare, de Camilla Läckberg ****

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Le Gardien de Phare, de Camilla Läckberg, Actes Sud (2013)

Le livre publié en 2009 est sorti en français l’an dernier, chez Actes Sud. Pour ceux qui lisent en anglais, ce que je viens de faire, le titre n’a rien à voir (comme souvent): The Lost Boy a été publié chez Harper, également en 2013. Le gardien de phare est le septième roman de la jeune suédoise. Bien noir. Bien froid. Bien fait.

Un soir d’été, une jeune femme saute dans sa voiture. Nathalie a du sang sur les mains. Elle emmène avec elle son petit garçon de 5 ans, Sam, pour aller dans son “refuge”, la maisonnette du gardien de phare et seule construction de l’ile de Gråskär, aussi appelée l’île aux fantômes. Une petite île à quelques encablures de Fjällbacka, le village ou est née Camilla Läckberg, sur la côte ouest de la Suède. Son héros, le détective Patrick Hedström, est chargé d’enquêter sur la mort d’un homme bien mystérieux, Mats, ami d’enfance de Nathalie. Celui-ci a longtemps travaillé pour une organisation venant en aide aux femmes battues, appelée Le Refuge. Jusqu’à ce qu’il arrête brusquement, pour retourner à Fjällbacka, village de son enfance, où il s’implique dans la rénovation d’un grand hôtel de la petite station balnéaire. Jusqu’à l’agression, dans son appartement.

Qui croit encore aux fantômes? Et pourtant ils sont bien présents, sur l’ile de Gråskär. Le refuge est au coeur de l’histoire, et on découvre que Nathalie est une parmi trois femmes battues dont les destins se croisent, l’une d’entre elles ayant vécu sur la même ile, deux siècles plus tôt. On sent le vent, le brouillard, l’iode et le froid. Le seul petit défaut, à mon goût, est la légèreté du contexte. On effleure à peine le travail de cette organisation qui s’occupe d’une trentaine de femmes chaque année. Que font-ils exactement pour les aider à sortir la tête de l’eau et apprendre à nager, seules, dans un monde qui les a abandonnées? Sinon… je me suis encore couché bien tard, incapable de m’arrêter avant de connaître la fin de l’histoire, que je ne vous raconterai pas.

On n’a pas fini de lire des livres de Camilla Läckberg.

Séranne Pontel ****

Une très belle randonnée, au nord-ouest de Montpellier, dans la vallée de la Buèges. La Séranne est une petite montagne calcaire haute de 700 à 900m. La randonnée fait 18kms. Elle est abusivement classée difficile. Le dénivelé cumulé est d’environ 800m. Un jour de pluie ou de giboulées, comme aujourd’hui, on doit faire un peu attention dans les montées et descentes où quelques passages peuvent être glissants. Le village de Pégairolles-de-Buèges est un petit bijou. De la Séranne, au moment des éclaircies, la vue est magnifique.

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Pégairolles-de-Buèges
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Un repas bien arrosé !
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Après la pluie. Pégairolles à droite de l’arc en ciel.
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Dans Pégairolles-de-Buèges.

 

 

 

Moulin de Vère

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Ce qui reste du moulin de Vère, entre Corconne et Brouzet lès Quissac.

Petite reconnaissance aujourd’hui, pour préparer la randonnée dont j’ai la responsabilité dimanche prochain. J’espère que le temps reste sec d’ici là, parce qu’à l’image de la Vère, bien haute, les chemins étaient aussi plein d’eau au point que j’ai failli y perdre une chaussure…

Indridason, titres islandais, anglais, français

La série des policiers de Reykjavík d’Arnaldur Indridason

Combien de fois nous sommes nous demandés si nous avions déjà lu, en anglais, tel roman au titre différent en français? Plus d’excuse:

Tableau de correspondance des titres islandais, anglais et français

n° (année*) islandais anglais français
1 (1997) Synir dufsins Sons of Dust inédit
2 (1998) Dau∂arósir Silent Kill inédit
3 (2000) Mírin Jar City La cité des jarres
4 (2001) Grafarêögn Silence of the Grave La femme en vert
5 (2002) Röddin Voices La voix
6 (2004) Kleifarvatn The Draining Lake L’homme du lac
7 (2005) Vetrarborgin Arctic Chill Hiver arctique
8 (2007) Harõskafi Hypothermia Hypothermie
9 (2008) Myrká Outrage La rivière noire
10 (2009) Svörtuloft Black skies La muraille de lave
11 (2010) Furõustrandir Strange Shores Étranges rivages
12 (2011) Einvígiõ Einvígiõ Le duel
13 (2012) Reykjavíkurnætur Reykjavik Nights inédit