Petit tour au bord du Léman

Quand la météo nous joue des tours et n’incite pas à monter dans le Valais… on se retrouve à marcher à plat, autour du Léman:

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Et tout cela se raconte en images:

Liausson et le cirque de Mourèze

Mardi 9 mai 2017. Une semaine plus tôt je randonnais de l’autre côté du lac du Salagou. Cette fois le chemin partait du village de Liausson, pour escalader le mont du même nom, descendre ensuite sur le village de Mourèze, traverser le “cirque” – une pluie de rochers éparpillés sur quelques hectares de garrigue – remonter jusqu’au sommet du Mont Liaison pour le pique-nique et la vue sur le lac. Et finalement redescendre au village, pour une bière bien fraiche bue au bord de l’eau (le village n’a pas de bistrot, mais le “truck” de Michel a un frigo… très appréciable).

Quelques photos:

 

Junas

Lundi 8 mai, jour de commémoration, nous sommes partis pour une ballade en boucle, d’une dizaine de kilomètres, entre Villevielle, au-dessus de Sommières, et Junas. Le village de Junas a acquis une certaine notoriété, du fait de son festival de jazz, réalisé chaque été depuis 24 ans, dans l’ambiance toute spéciale des carrières du bon temps.

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Qui dit carrière dit tailleurs de pierres, et l’on sait tout de suite où l’on est quand on traverse le village au cours d’une randonnée… toute minérale.

L’heure des paris

Parler d’Emmanuel Macron, au lendemain du 7 mai, je ne crois pas que ce soit totalement déplacé sur ce blog. Les gens heureux marchent (et lisent aussi) en effet. Et j’ai donc “marché”, dès le jour où un comité local de soutien s’est créé dans les environs de Saussines. Beaucoup marché, même, puisque j’ai distribué des tracts trois fois, dans les quatre villages les plus au nord de notre Communauté de communes, deux fois au marché de Sommières, et deux fois dans les parkings de tous les supermarchés. On a aussi fait du porte à porte, et pris le temps de discuter avec beaucoup de monde. Quand on voit les scores de Marine Le Pen dans les communes concernées, on peut avoir un petit doute sur l’efficacité de cet effort… mais qu’en aurait-il été si nous n’avions rien fait?

EM a donc réussi son pari. Il y a un peu plus d’un an, personne n’y croyait. En Marche! n’était qu’une petite poignée d’amis et de convaincus. Le mouvement a plus de 280.000 adhérents aujourd’hui. Et Emmanuel Macron vient être élu avec 66% des suffrages exprimés. C’est une étape, beaucoup d’autres doivent suivre… et je vais continuer à marcher.

Le pari de Macron m’inspire.  Je vais fêter mes 70 ans en fin d’année, aïe, et je crois donc que c’est le moment pour que je me lance un dernier défi. Je fais donc le pari que je pourrai, entre mai et juin de l’an prochain, avec la permission (encore à obtenir) de madame, parcourir le “Camino francés”, entre Saint Jean-Pied-de-Port et Saint Jacques-de-Compostelle. Vous y croyez? C’est un pari. 785 kms en 31 étapes. Si vous faites le calcul, cela fait 25 kms par jour en moyenne. Pendant cinq semaines en comptant quelques jours de repos pour visiter les principales villes du chemin. Je ne vais pas faire ça sans un minimum d’entrainement, bien sûr. Ni un ou deux tests “en grandeur nature” début 2018 sur le chemin d’Arles, une des voies du chemin de Compostelle en France. Et vous serez invité(e)s à m’accompagner, si vous le souhaitez, en virtuel (sur ce blog) ou pour de vrai – si une ou deux étapes de l’aventure vous tentent, pourquoi pas?

Allez… En marche!

SJdC
Saint Jacques-de-Compostelle

 

Retour aux capitelles

Les capitelles de la Bénovie, c’est aujourd’hui une randonnée qu’on trouve dans tous les sites spécialisés et, bien sûr, également sur le site de la commune de Saussines, autour de laquelle ce parcours a été tracé. C’est une randonnée “à tiroirs” ou “à options”: suivant le temps dont vous disposez et votre forme physique, vous pouvez choisir de ne faire que 7 kms (en rentrant directement au parking de l’école après votre passage à la source des Tourilles), ou bien les 10kms de la “formule classique” (très bien balisée), ou bien un peu plus de 14 kms (Visorando) en suivant les indications qui sont données sur un panneau astucieusement placé au carrefour entre ces options, à l’entrée du sentier botanique.

Même les plus paresseux, comme moi ce matin, pourront admirer le vieux lavoir, les sept capitelles restaurées, et la source des Tourilles. Ne manque plus que le “bar des capitelles” à l’arrivée… mais il parait que la commune y travaille !

La corniche de l’Hortus (3ème)

C’est en effet la troisième fois que je suis la corniche tout en haut de la falaise de l’Hortus. Preuve que c’est un magnifique parcours qui vaut bien d’y revenir. Surtout au  printemps. Asphodèles, iris sauvages abondent. Thym et romarin sont en fleurs. Comme beaucoup d’autres espèces. C’est un endroit trop chaud en été, parfait en ce moment. Plusieurs voies sont proposées par les sites de randonnée. Visorando propose une ballade de 10,5 kms qui part d’assez haut (il faudra y remonter en fin de parcours), suit la corniche d’est en ouest, jusqu’au château de Vivioures, puis revient par une piste forestière… presque jusqu’au point de départ. Le passage de cette piste au chemin emprunté à l’aller nous a posé problème, la faute à un tracé GPS inexact, mais aussitôt corrigé. On chemine quelquefois très près du vide. Attention exigée. Les points de vue sur le Pic St Loup, juste en face, sont magnifiques. Un peu de brume aujourd’hui. On devinait les étangs au sud, et le bord de mer…

Une place à prendre, de J.K. Rowling ***

aa casual vacancy

Imaginez deux communes adjacentes, une qui a poussé comme une boite de pleurotes “prêtes à pousser”, Yarvil, et l’autre, juste à côté, qui est restée le petit village de caractère qui entend bien le rester, Pagford. Magouille de politiques (si, ça existe!) ou hasard de l’histoire, la commune devenue petite ville a besoin de s’étendre et obtient la permission de construire un nouveau lotissement de logements sociaux sur un terrain inoccupé de la commune rurale. C’est le quartier qu’on ne veut pas voir quand on est un “bien pensant” de Pagford. De même qu’on aimerait bien se débarrasser, c’est à dire vendre à bon prix, un immeuble qui appartient à la commune et situé dans Yarvil. Il est loué à une  association qui soigne les drogués et le bail arrive à l’heure du renouvellement. C’est le moment. Oui, mais c’est aussi le moment que Barry Fairbrother, un membre éminent et réputé du conseil local, choisit pour passer de vie à trépas, victime d’une hémorragie cérébrale. Le jour où il s’apprêtait à célébrer son anniversaire de mariage.

Le conseil local en question se trouve déséquilibré par cette mort subite, et ceux qui veulent se débarrasser du quartier malfamé en même temps que de la clinique pour drogués pourraient bien se trouver majoritaires s’ils parviennent à faire élire l’homme de leur choix à la place laissée vacante par le défunt.

Tout cela se passe en Angleterre, et c’est une histoire d’une telle banalité, anglaise de surcroît, que nos valeureux critiques franchouillards ont démonté l’ouvrage, le décrivant comme nul et sans intérêt. Le public a suivi. Un avis posté sur un site de vente en ligne contient ce très beau résumé, relatif aux personnages du roman: “impossible d’éprouver une quelconque forme d’empathie pour ces esprits étriqués, centrés sur leur propre intérêt”.

Ciel, c’est donc qu’un village anglais peut ressembler, à s’y méprendre, à un petit village gaulois !

Combien de fois, en cours de lecture, me suis-je dit: “on pourrait transposer aisément cette partie de l’histoire dans le village où j’habite”, ou: “tel personnage, mais c’est M. Machin tout craché”?…

Ce roman, il est vrai était le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, publié juste après la série EXTRAORDINAIRE des Harry Potter. Quel contraste, de cet extraordinaire, révolutionnaire roman pour ados, à ce roman de village, où tout est si terriblement ordinaire. Lu cinq ans après sa parution (2012), et presque lu de l’intérieur tant les parallèles sont évidents… je trouve que c’est vraiment “bien vu”. Ce n’est pas un roman facile. Il y a beaucoup de personnages, comme dans tout village, et bien peu sont très sympathiques en dehors du mort.

Le quotidien de mon petit village gaulois existe ailleurs !!!

Lu en anglais sous le titre “The casual Vacance“.